COP 25 : Le point sur la nouvelle conférence pour le climat qui s’ouvre à Madrid

politique

Par Felix Gouty le

Les représentants de 196 pays sont actuellement en Espagne afin d’établir un plan de lutte contre le réchauffement climatique.

La COP 25 veut renforcer et endurcir les accords sur le climat.

Comme chaque année, l’Organisation des Nations unies ouvre, ce lundi à Madrid, une nouvelle conférence internationale ou « conférences des parties » – la COP 25 – pour réunir près de 200 pays durant deux semaines. Le sujet de cette COP 25 est de clarifier et d’assurer la mise en place des mesures de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Lors des accords de Paris sur le climat lors de la COP 21 en 2015, un certain nombre de nations s’étaient engagées à réduire leur pollution dès la fin de l’année 2020 afin d’atteindre un objectif de limitation de l’augmentation de la température terrestre à seulement 1,5°C d’ici 2100. Depuis, certains gouvernements se sont désistés notamment celui des États-Unis, l’un des plus grands émetteurs de dioxyde de carbone au monde.

Il y a environ trois mois, le Sommet Action Climat, organisé à New-York par l’ONU, pressait les dirigeants de la planète à prendre position sur l’urgence climatique. Beaucoup d’entre eux se sont engagés à progresser vers la neutralité carbone de leurs pays d’ici 2050. Certains ont même promis d’augmenter leur contribution financière au « fond vert », visant à aider les pays dans leur transition écologique. Le président français, Emmanuel Macron, avait notamment annoncé s’engager à un objectif de réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre au sein de l’Union Européenne d’ici à 2030 (par rapport à 1990). L’une des principales attentes autour de cette COP 25 est justement celle d’une annonce des pays de l’UE : ces derniers souhaiteraient faire de l’Europe « le premier continent au monde neutre en carbone », d’ici 2050.

La COP 25 – à l’instar de Greta Thunberg, actuellement en route pour Madrid à bord d’un catamaran – veut rappeler qu’il est « temps d’agir ». Seuls 68 des 196 pays participants à la conférence ont en effet assuré respecter les Accords de Paris. Néanmoins, ces derniers ne représentent que 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour atteindre l’objectif souhaité des 1,5°C, l’ONU atteste qu’il faudrait réduire ces émissions de 7,6% chaque année dès l’an prochain. Avec la COP 25, son secrétaire général, Antonio Guterres, entend donc à la fois solidifier les plans déjà préparés par certains et convaincre les autres, comme la Chine, d’en faire autant. Néanmoins, l’organisation tendue et précipitée de la conférence n’aide pas. Madrid n’est en effet qu’un plan C de dernière minute. Le Brésil, pays organisateur initial, a retiré sa participation suite à l’élection du climatosceptique Jair Bolsonaro. Quant au plan B, le Chili, il a été contraint d’annuler suite à d’importants mouvements de contestation sociale envers son gouvernement.