Crise sanitaire : les ventes à emporter et livraisons à domicile restent autorisées

politique

Par Felix Gouty le

Le gouvernement français a demandé aux citoyens du pays de rester le plus possible confinés chez eux pendant – au moins – les deux prochaines semaines. L’achat de produits alimentaires reste néanmoins autorisé mais, de préférence, par ventes à emporter ou livraisons à domicile.

Livraison Uber Eats.
Crédits : Kai Pilger / Unsplash.

Face à la pandémie de pneumonie virale COVID-19, le redouté “stade 3” de gestion de crise sanitaire a été déclenché et la France se confine. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé hier soir qu’à compter d’aujourd’hui, mardi 17 mars à 12h, toute personne souhaitant sortir de chez elle devra se munir d’une attestation à télécharger sur le site du ministère ou via une nouvelle application gouvernementale. De ce fait, les déplacements pour rendez-vous médicaux ou achat de ressources alimentaires seront, certes, autorisés, mais limités. Comme il a été indiqué il y a quelques jours, à l’annonce de la fermeture des restaurants et autres bars ou cafés, les ventes à emporter et les livraisons à domicile – par “drive” ou via des services comme Uber Eats ou Deliveroo – restent néanmoins possibles. Celles-ci doivent, par contre, se dérouler dans le respect de certaines règles de précautions.

Procédure de livraison sans contact

Les autorités de santé exigent des restaurateurs que la “zone de récupération des repas soit distincte de la cuisine.” Le personnel doit impérativement veiller à effectuer les gestes barrières, à se laver très régulièrement les mains et à désinfecter les surfaces utilisées et touchées. Le livreur, de son côté, ne doit pas rester en contact direct avec le plat préparé ou le produit vendu. Il dépose son sac ou son carton et doit attendre à au moins un mètre du vendeur que ce dernier referme le colis ou sac. Lors de la livraison chez le client, le livreur dépose son colis devant la porte ou chez le concierge et part immédiatement. Si besoin, il doit rester à deux mètres de la porte lorsque celle-ci s’ouvre.

Cependant, seuls les services de livraison et de retraits des commandes des commerces dits “essentiels” restent ouverts. Quant à La Poste, seulement un millier de ses bureaux restent ouverts dans l’Hexagone (contre 8 000 au total, en temps normal). De plus, plusieurs plateformes de vente en ligne, comme Vinted, subissent actuellement des retards et des ralentissements d’activité. D’autres, comme la Fnac-Darty, restent actifs.

Pour rappel, un certain nombre d’établissements restent ouverts, avec des restrictions horaires, jusqu’à nouvel ordre :

  • magasins alimentaires (supérettes, supermarchés, hypermarchés, primeurs, boucheries et charcuteries, poissonneries, boulangeries, etc)
  • pharmacies
  • hôtels
  • banques
  • lieux de culte
  • garages
  • commerce d’équipements automobiles
  • commerce et réparation de motocycles et cycles, mais aussi de matériel numérique (smartphones, ordinateurs, etc)
  • stations essence
  • bureaux de tabac-presse
  • animaleries
  • agences d’intérim
  • blanchisseries-teintureries
  • pompes funèbres

Aubaine pour l’e-commerce ?

“Le malheur des uns fait le bonheur des autres” est, malheureusement, bien vrai. Selon le journal Les Échos, les services de livraison en “drive” de différentes grandes surfaces ont bondi la première semaine de mars, en France, avant l’annonce du confinement généralisé en Italie. Ces services auraient enregistré 164 millions d’euros de chiffre d’affaires et élevé de 7% le taux de vente des produits de grande consommation. La crise sanitaire n’est néanmoins pas la seule responsable de cette croissance vertigineuse du e-commerce en France. L’année 2019 lui a été la plus prolifique et témoignait déjà de ce phénomène. L’ensemble des ventes en ligne effectuées par les Français auraient dépassé la barre des 100 milliards d’euros l’an dernier.