Une pâte flexible à imprimer pour créer des implants cérébraux

Général

Par Olivier le

Les scientifiques du MIT ont créé un nouveau type d’implant cérébral beaucoup moins invasif que les modèles traditionnels. Avec l’aide de l’impression 3D, ce nouvel implant peut s’adapter très rapidement au patient.

Image : MIT
Image : MIT

Les implants cérébraux actuels, en métal ou autre matériau rigide, peuvent avec le temps provoquer des inflammations et générer une accumulation de tissu cicatriciel à l’intérieur du cerveau. C’est pourquoi des chercheurs du MIT ont mis au point des implants souples, à imprimer en 3D. Cet appareillage électronique composé d’électrodes permet de contrôler certains signaux cérébraux et même de stimuler certaines parties du cerveau pour répondre aux symptômes d’épilepsie ou de dépression, ou encore pour ralentir la maladie de Parkinson.

Des électrodes qui s’adaptent à la forme du cerveau

Les implants flexibles du MIT s’adaptent à la forme du cerveau, ils peuvent ainsi surveiller l’activité cérébrale plus longtemps que les implants traditionnels sans détériorer les tissus présents autour du système électronique. Pour y parvenir, les scientifiques ont mis utilisé un polymère conducteur en électricité, en l’occurrence un sulfonate de polystyrène.

Ce polymère prend habituellement une forme liquide de couleur bleue ou noire, une mixture qui contient de l’eau et des nanofibres. Ce sont ces dernières qui sont conductrices. En y ajoutant une solution à base d’eau et de solvant organique, les chercheurs sont parvenus à l’épaissir suffisamment et la transformer en une pâte dont la consistance rappelle le dentifrice.

L’hydrogel peut ensuite servir de matériau de construction à une imprimante 3D. Un des atouts de cette invention est sa grande flexibilité : le design de l’implant peut être modifié selon l’anatomie cervicale du patient. L’impression en elle-même ne demande que 30 minutes. Cette solution pourrait rapidement trouver des débouchés dans le secteur médical.

Source: MIT