Microsoft : son président s’en prend à la politique de l’App Store d’Apple

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Par Remi Lou le

Alors qu’une enquête antitrust d’ampleur s’ouvre aux États-Unis concernant les GAFAM, le président de Microsoft a fait part de ses inquiétudes quant à la politique d’Apple avec son App Store, déjà largement critiquée par de nombreux éditeurs comme Spotify, Netflix, Rakuten ou encore Epic Games.

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) sont actuellement visés par une enquête d’ampleur concernant de possibles pratiques anticoncurrentielles. Cette enquête antitrust vise à interroger chacun des dirigeants de ces cinq entreprises. Dans les prochaines semaines, Tim Cook (Apple), Sundar Pichai (Alphabet/Google), Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon) vont ainsi devoir se présenter à tour de rôle pour expliquer leur vision de la concurrence. Chez Microsoft, c’est Brad Smith qui s’est prêté à l’exercice. Durant son entretien auprès du comité d’enquête, il a rapidement esquivé la question sur les pratiques anticoncurrentielle de Microsoft pour révéler ses inquiétudes sur l’App Store d’Apple, principal point d’interrogation de l’enquête.

Comme le note The Information, le président de Microsoft se serait dit préoccupé quant aux pratiques d’Apple avec son store d’application. L’App Store est en effet au cœur de cette enquête antitrust, alors qu’Apple est régulièrement attaquée en raison de sa politique et de sa taxe de 30% récupérée à chaque achat. Après Spotify et Netflix, Rakuten, l’éditeur de Tinder ou encore Epic Games sont ainsi montés au créneau le mois dernier pour protester contre la fameuse « taxe Apple », estimant qu’elle relève d’un traitement injuste alors que certains éditeurs ont pu en être exemptés comme Amazon Prime Video, Altice One ou encore Canal+. Tout comme ces entreprises, le président de Microsoft a ainsi fustigé cette taxe de 30% à chaque achat et abonnement souscrit sur l’App Store, estimant que celle-ci s’avère bien trop élevée. Il a également fait part de ses craintes quant à la politique très stricte d’Apple, qui se réserve le droit d’approuver ou rejeter une application. Le boss d’Apple, Tim Cook, s’exprimera quant à lui le 27 juillet prochain, et devra certainement se justifier au sujet de cette fameuse taxe tant critiquée.