L’Union européenne va enquêter sur le rachat de Fitbit par Google

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Par Julie Hay le

La Commission européenne chargée de la concurrence va ouvrir une enquête sur l’acquisition de Fitbit par Google. Elle sera lancée le 4 août prochain et aura pour but de déterminer l’utilisation qui sera faite par la firme de Mountain View, des données de santé récoltées par les bracelets connectés de Fitbit.

L’acquisition de Fitbit par Google soulève de nombreuses questions, auxquelles l’Union Européenne souhaite trouver des réponses. Selon Reuters, relayé par The Verge, les régulateurs européens vont lancer une investigation sur ce rachat, qui on le rappelle, s’était conclu à hauteur de 2,1 milliards de dollars en novembre dernier. La transaction permet à Google d’entrer dans la course aux montres connectées et de concurrencer Apple, Samsung ou encore Xiaomi. “Le marché des appareils portables est bondé et nous pensons que la combinaison des efforts matériels de Google et Fitbit augmentera la concurrence dans le secteur, ce qui profitera aux consommateurs et rendra la prochaine génération d’appareils plus performante et plus abordable” affirme un porte-parole de la firme de Mountain View. Mais voilà, le rachat permet aussi à Google de mettre la main sur les données des utilisateurs des bracelets connectés et c’est bien cela qui inquiète l’Union européenne. Même si la firme son intention de ne pas utiliser les données de santé récoltées par Fitbit, cela n’a pas suffi à rassurer la commission. L’enquête sera visiblement lancée la semaine prochaine et devrait durer 4 mois.

Google déjà dans le viseur de l’Union européenne

Les assistants vocaux des géants de l’industrie, à l’instar de celui de Google, sont au cœur d’une enquête sur les pratiques anti-concurrentielles. La Commission européenne chargée de la politique de concurrence a ouvert le 18 juillet dernier, une enquête antitrust. Le but est de s’assurer que Google, Apple ou Amazon n’utilisent pas les données engrangées par leurs objets connectés pour monopoliser le marché économique. Si cela est prouvé, cela signifiera que ces entreprises mettent volontairement en danger le reste du secteur économique. Google avait déjà été condamné à 2,42 milliards de dollars en 2017 pour des faits similaires. Le groupe était accusé de favoriser son comparateur lors des recherches en ligne