Covid-19 : à quoi s’attendre pour les prochaines semaines ?

politique

Par Victor Keller le

Un jour avant la prise de parole du Président de la République Emmanuel Macron, les questions sur l’évolution de la pandémie ainsi que sur les mesures gouvernementales actuelles et futures se multiplient. Va-t-on avoir une deuxième vague plus forte que prévu en France ?

Alexandra_Koch – Pixabay

Les signes semblent être de plus en plus alarmants. D’abord, les chiffres, avec 26 896  cas de coronavirus détectés le 10 octobre (contre 5084 le 5), un taux de reproduction qui augmente, et des places en réanimations qui se raréfient. Ensuite, des mesures, avec une carte de France qui prend une teinte écarlate, des bars qui ferment, et un port du masque généralisé. Enfin, les prises de parole de l’exécutif, avec le premier ministre Jean Castex qui a alerté hier sur « une deuxième vague forte », et le Président de la République Emmanuel Macron qui s’exprimera demain soir. Bref, tout semble indiquer que la situation va empirer, mais peut-on parler de deuxième vague ?

Les différents indicateurs gouvernementaux s’appuient sur des exigences bien supérieures qu’auparavant, et le moindre signe de remontée de l’épidémie entraîne des mesures radicales, souvent prises pour éviter un reconfinement. Pour le moment, les chiffres sont absolument incomparables avec la première vague de l’épidémie que le pays a connu en mars. On ignore donc toujours si ce phénomène peut se répéter malgré la généralisation des phénomènes barrières, le port généralisé du masque et des hôpitaux mieux préparés. C’est le principe de précaution qui prime. Un principe qui se traduit par des critères de dangerosité de l’épidémie plus sévères et des mesures qui le sont tout autant.

La durée moyenne d’hospitalisation en réanimation était de près de trois semaines auparavant, elle est aujourd’hui de huit jours. La surveillance de l’épidémie est évidemment accrue et des mesures « intermédiaires » (pour éviter un confinement) sont envisagées, comme le couvre-feu, le télétravail ou encore la fermeture des bars et restaurants. Il subsiste une ombre au tableau cependant : l’échec fracassant de l’application de traçage Stop Covid (ou « Telecovid » selon le premier ministre qui a oublié de la télécharger) qui a été installée par très peu de Français. Peut-être que sa nouvelle version prévue pour le 22 octobre rencontrera plus de succès. Reste maintenant à savoir ce qu’Emmanuel Macron va annoncer demain soir.