États-Unis : Trump interdit huit nouvelles applications chinoises

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Par Amandine Jonniaux le

Après TikTok ou encore Huawei, devenus les symboles de la guerre commerciale qui fait rage entre Donald Trump et la Chine, c’est au tour de huit nouvelles applications chinoises d’être interdites aux États-Unis.

Donald Trump, président des Etats-Unis.
Crédit pixabay / Geralt

Avant son départ officiel de la Maison-Blanche, Donald Trump multiplie les coups d’éclat. Bien décidé à poursuivre jusqu’au bout sa politique répressive envers certaines entreprises chinoises, qu’il accuse d’espionnage massif de la population, l’homme politique a cette fois frappé fort, en signant mardi un décret visant à interdire huit plateformes chinoises. Le gouvernement laisse ainsi quarante-cinq jours à Alipay, CamScanner, QQ Wallet, SHAREit, Tencent QQ, VMate, WeChat Pay, et WPS Office pour se retirer du territoire américain, avant d’être purement et simplement bannis des stores en ligne.

À partir du 20 février prochain, “toutes les transactions par toute personne (…) dépendant de la juridiction des États-Unis, avec les personnes qui produisent ou contrôlent les applications connectées chinoises suivantes” seront donc interdites, promet le décret. À noter qu’à cette date, le nouveau président des États-Unis Joe Biden aura déjà pris ses quartiers à la Maison-Blanche. Un responsable du gouvernement Trump a ainsi précisé que l’entrée en vigueur du décret n’avait toujours pas été évoquée avec “le potentiel gouvernement à venir”, rapporte le site de Slashgear.

Pourquoi faire interdire ces applications ?

Les applications et plateformes de paiement visées par ce nouveau décret américain n’ont évidemment pas été choisies au hasard. En marge de TikTok et Huawei, devenus depuis quelques années le symbole des tensions entre les États-Unis et la Chine, le gouvernement Trump estime cette fois encore que ces dernières “sont utilisées par un nombre extrêmement élevé d’utilisateurs et se trouvent sur des dizaines de millions d’appareils, il y a donc une récolte massive d’informations et de données qui vont au gouvernement chinois et dans des algorithmes”. Bien décidé à empêcher le gouvernement chinois d’utiliser ces potentielles données pour développer ses “outils massifs d’oppression mondiale”, Donald Trump pourrait cependant se heurter aux mêmes obstacles que ceux rencontrés un peu plus tôt cette année, lorsqu’il essayait par tous les moyens de bannir TikTok de ses stores en ligne.