La Chine et la Russie visent la Lune

Espace

Par Olivier le

La NASA n'est pas la seule agence spatiale à s'intéresser de nouveau de très près à la Lune. La Chine et la Russie veulent également se faire une place au plus près de notre satellite, et pourquoi pas s'y installer.

Crédit : Robert Karkowski, Pixabay

L’homme pourrait de nouveau poser le pied sur la Lune grâce au programme Artemis de la NASA qui, dès 2024, va préparer les infrastructures indispensables à une présence pérenne sur le satellite naturel de la Terre. Mais l’agence américaine risque rapidement de trouver sur la route lunaire des concurrents de taille.

Une base ou une station orbitale

L’administration nationale spatiale chinoise CNSA ainsi que l’agence aérospatiale russe Roscomos ont annoncé leur intention commune d’investir la Lune. Un mémorandum a été signé entre les deux organisations, qui pose les bases soit d’une station spatiale orbitale, soit tout simplement d’une base lunaire. Le projet est baptisé station internationale de recherche lunaire (International Lunar Research Station, IRLS).

Les deux agences adhérent « aux principes de la co-consultation, de la construction en commun et des bénéfices partagés ». Le mémorandum est ouvert à d’autres pays et aux partenaires internationaux « afin de renforcer la recherche scientifique avec les capacités d’une opération de long terme et l’utilisation de l’espace à des fins pacifiques ».

Des pays seront-ils intéressés pour participer à cette conquête tout autant scientifique que géopolitique ? Il ne fait guère de doute que la Chine et la Russie cherchent à imposer leur marque face à la NASA qui a dévoilé des plans ambitieux. L’ESA, l’agence spatiale européenne, pourrait être intéressée par l’initiative, ainsi que les administrations spatiales de pays émergents : on pense à l’Inde et à l’Asie.

Dans ce beau projet, le diable se cache dans les détails. Ni la CNSA, ni la Roscomos n’ont dévoilé de budget, ni même de calendrier précis si ce n’est une mise en service durant la prochaine décennie. Le fait que les deux pays n’aient pu dire s’il s’agissait d’une base ou d’une station orbitale confirme que le projet IRLS reste encore largement à définir.

Source: CNSA