Le hack de REvil est bien utile pour les réparateurs indépendants d’appareils Apple

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Par Olivier le

Le vol de données opéré par le groupe de pirates REvil sur les serveurs de Quanta, qui assemble des produits d'Apple, est une aubaine pour les réparateurs indépendants. Ils se servent des schémas des MacBook publiés par REvil…

© APPLE SERVICE, Pixabay

Les réparateurs indépendants doivent se débrouiller seuls pour faire leur travail sur des appareils d’Apple. Le constructeur ne fournit de documentation qu’à son réseau de réparateurs agréés (qui doivent passer régulièrement des formations et payer une adhésion) et, bien sûr, à ses Apple Store. Tous les autres réparateurs n’ont pas d’autre choix que de piquer des informations ici et là.

Des documents volés… et précieux

C’est là que les révélations de REvil tombent à pic. Ce groupe de pirates a volé de nombreuses informations sur les serveurs de Quanta, un des principaux assembleurs de produits d’Apple. Les hackers ont réclamé une rançon de 50 millions de dollars, menaçant de mettre toutes ces données en ligne. On ignore si la rançon a été payée, et le cas échéant, si c’est Quanta ou Apple qui a mis la main à la poche.

Mais toujours est-il que REvil a publié un certain nombre de schémas techniques très détaillés de plusieurs ordinateurs portables d’Apple, avant d’arrêter le flot. Ces documents tombés du ciel sont un cadeau pour les réparateurs indépendants : ils peuvent ainsi les étudier de près et réaliser des opérations auparavant impossibles.

« Notre activité repose sur des choses comme cette fuite », admet Louis Rossmann, réparateur indépendant et avocat du droit à la réparation. « [Ces documents] vont m’aider à restaurer les données des clients. Quelqu’un va retrouver ses données grâce à cette fuite ». Le professionnel n’est pas en faveur de ces effractions, il préfèrerait payer 1.000 $ chaque année à Apple pour avoir accès à ces informations.

Mais dans les faits, Apple se montre particulièrement sourcilleux dans le choix de ses partenaires de réparation, multipliant les embûches et les frais. Les réparateurs indépendants n’ont pas d’autre choix que de bidouiller ou d’obtenir ce type de documents sous le manteau.

Source: Vice