Le fisc américain enquête sur la plateforme de cryptos Binance

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Par Olivier le

Les autorités américaines, et le fisc en particulier, s'intéresse de près aux activités de Binance, une des grandes plateformes d'échange de cryptomonnaies. Celle-ci aurait permis à des particuliers américains d'acheter illégalement des produits dérivés de tokens numériques.

© Binance

La semaine a été rude sur le front des cryptomonnaies. Il y a eu l’annonce surprise d’Elon Musk, qui a suspendu l’achat de voitures Tesla avec des bitcoins, ce qui a fait plonger le cours de l’actif. Et la presse américaine se fait l’écho d’une enquête du Department of Justice (DoD, l’équivalent du ministère de la Justice) et de l’IRS (Internal Revenue Service, autrement dit le fisc) concernant Binance.

Activités illégales

Binance est la plus grande plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde. Créée en 2017, elle est incorporée aux Iles Caïmans et a un bureau à Singapour. La Commodity Futures Trading Commission (CFTC) américaine estime que Binance a permis à des particuliers américains d’acheter des produits dérivés de tokens numériques, mais voilà : ce genre de produits ne peut être acheté par des résidents US que s’ils sont vendus par des entreprises enregistrées auprès de la CFTC.

D’où l’enquête de l’IRS et du DoD pour déterminer si Binance a effectivement permis à des clients américains d’acquérir des produits dérivés. La plateforme a par le passé assuré qu’elle empêchait les utilisateurs US de réaliser des transactions illégales sur son site web. Elle indique aussi que ceux qui contourneraient l’interdiction subiraient un gel de leurs comptes.

Binance explique travailler en collaboration avec les autorités américaines, rappelant l’avoir déjà fait à plusieurs reprises. Mais l’entreprise ne va pas couper à une enquête approfondie sur le sujet, l’IRS étant particulièrement chatouilleuse sur ces questions. D’après une étude de Chainalysis, sur les 2,8 milliards de dollars de transactions criminelles impliquant le bitcoin en 2019, 756 millions avaient été échangés via Binance.