Panne de la batterie sur smartphone : la nouvelle phobie contemporaine ?

Smartphone

Par Gregori Pujol le

OPPO a récemment étudié l’impact de la batterie dans l’usage des téléphones portables, qui connaît une accélération de leur utilisation au quotidien. Peur obsessionnelle de la panne de batterie, nécessité impérieuse d’une charge rapide ou encore stress d’une batterie déchargée au mauvais moment, l’étude réalisée par OpinionWay*, révèle les dernières préoccupations des Français et leurs attentes à ce sujet.

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Le coup de la panne ne fait plus rigoler

Pour la première fois en France, les détenteurs de téléphone portable (77%) sont plus nombreux que les détenteurs d’ordinateurs (76%) selon le baromètre du numérique 2020 de l’ARCEP. Véritable outil technologique et de communication, le smartphone est devenu indispensable dans le quotidien des utilisateurs si bien que pour 1 Français sur 3, une « batterie déchargée » est la nouvelle phobie contemporaine !

Une phobie d’autant plus grande chez les 18/24 ans, puisque 64% expriment une véritable crainte de la panne. Leurs aînés ne sont pas en reste : 53% des 25/35 ans sont dans le même cas.

Un résultat qui traduit l’attachement des utilisateurs à leur smartphone dans leurs activités quotidiennes, et qui est encore plus parlant pour les 18/24 ans puisque 42% d’entre eux préfèrent se mettre en retard plutôt que de prendre le risque de partir avec une batterie non chargée.

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Ces nouveaux usages, précipités par l’évolution des habitudes de vie, entraînent une utilisation intensive du téléphone portable au quotidien, notamment en télétravail, et donc exigent de nouvelles attentes des consommateurs en matière de performance technologique. La batterie reste un des principaux enjeux de l’utilisation des smartphones : 45 % des salariés souhaitent une charge plus rapide pour leur smartphone. Et le résultat atteint près de 61% chez les salariés de moins de 35 ans.

Une angoisse contemporaine

Des considérations nouvelles naissent du fait de l’anxiété numérique due à l’attachement des utilisateurs à leur smartphone. Véritable lien avec l’extérieur, le coup de la panne n’est pas imaginable chez près de 58% des répondants qui peuvent citer au moins une crainte en cas de batterie déchargée.

Top 3 des pires désagréments engendrés par une panne de batterie, plus aigus encore chez les 18/24 ans :

  • Rater un texto ou un coup de fil (39% pour l’ensemble des répondants, 41% pour les 18/24 ans)
  • Être privé de GPS (18% chez la population générale, 28% chez les 18/24 ans)
  • Être coincé quelque part (10% chez la population générale, 27% chez les 18/24 ans)

Mais attention : à chaque problème ses avantages. 42% des 18/24 ans invoquent la panne de batterie pour interrompre opportunément une conversation contre seulement 28% des 25/35 ans.

L’Île de France, région la plus stressée ?

Le stress de la batterie qui se décharge est à peu près « homogène » sur l’ensemble du territoire. De même que le besoin pour les salariés de recharger plus rapidement leur batterie avec les nouvelles pratiques de télétravail. Mais certaines régions, comme l’Île de France, se démarquent.

Un stress de la panne plus aigu et mal vécu :

  • Pour 38% des franciliens une batterie de smartphone vide est sujet de stress.
  • Deux fois plus tendance qu’ailleurs à se mettre en retard pour recharger sa batterie.
  • On craint beaucoup plus de rater un sms, 43%, contre 37% dans le Sud-Est.
  • 31% des Franciliens ont peur de se perdre sans GPS par manque de batterie contre seulement 13% des habitants du Nord-Ouest.

Les usages « voraces » de batterie sont aussi plus angoissants en Ile de France à la fois pour les partages de connexion (19%) et le visionnage de série (17%) que pour les Visioconférences (10%).

Enfin, l’Île de France détient le record du prétexte de la panne de batterie avec un total de 24% soit presque deux fois plus que sur le reste du territoire.

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*Etude réalisée sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. L’échantillon a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview) les 10 et 11 février 2021.