En Australie, la “saison des araignées” est bien lancée

Science

Par Antoine Gautherie le

Peu importe en quoi consiste votre phobie, l'arrière-pays australien aura toujours quelque chose en stock pour vous.

© Il ne s'agit pas d'une bâche, mais bien d'une énorme toile d'araignée. © Carolyn Crossley

Des espaces confinés aux clowns, en passant par le vide et le sang, chacun d’entre nous a ses petites phobies et ses névroses et développe des techniques pour éviter d’y être confronté. Pour les arachnophobes, cela commence par une règle d’or absolue : ne jamais, ô grand jamais, mettre ne serait-ce qu’un orteil en Australie !

Le pays est certes connu pour sa beauté, mais aussi pour la faune qu’elle abrite, aussi diverse qu’elle peut s’avérer cauchemardesque. Ainsi, tous les étés, quand la douceur du printemps laisse place à une vraie chaleur, les australiens se préparent pour ce qui est parfois surnommé la “saison des araignées”.

A cette période, nos amis à huit pattes sortent de leur torpeur. Elles se mettent donc à pulluler : les locaux savent parfaitement qu’il est nécessaire de se méfier du moindre bosquet. Il est aussi conseillé de vérifier ses chaussures avant de les enfiler. Simple précaution, au cas où un visiteur extrêmement venimeux serait venu y faire une sieste… Les parents sont également invités à sensibiliser et à surveiller les enfants à ce danger tout sauf anecdotique. A la campagne, cela se traduit par d’immenses toiles.

Mais cette année, une manifestation particulièrement impressionnante du phénomène a été repérée dans la région de Victoria. Jugez-en par vous-même avec cette vidéo amateur de Carolyn Crossley, reprise par The Telegraph.

 

De vraies pluies d’araignées

Il ne s’agit pas simplement d’un garde-manger : ces énormes voiles abritent parfois des milliers d’individus !  Et autant vous dire qu’il s’agit souvent d’arachnides d’un calibre autrement plus impressionnant que nos minuscules spécimens européens… sans parler du fait qu’elles sont aussi bien plus dangereuses.

Pire encore : ces araignées peuvent recouvrir des surfaces très larges et difficiles d’accès grâce à une technique migratoire incroyable. Par beau temps, lors d’une petite brise, de minuscules bébé araignées peuvent utiliser une petite toile comme un deltaplane pour s’envoler sur de grandes distances… et ainsi retomber par milliers, générant littéralement une pluie de petites araignées. Le septième sous-sol de l’Enfer pour les arachnophobes, assurément!