Avec l’essor du streaming, l’industrie avait trouvé un moyen idéal pour lutter contre le téléchargement illégal. Mais cela, c’était sans compter sur le stream ripping. Largement répandue, cette technique permet d’extraire un flux afin de l’enregistrer en un fichier. L’utilisation la plus courante de ce type d’outil, c’est probablement les sites permettant de récupérer des musiques issues de YouTube en mp3 ou mp4, par exemple.
La pratique a beau faire trembler l’industrie — notamment musicale — qui lutte corps et âme pour la faire interdire, elle n’en reste pas moins légale d’après le ministère de la Culture français. Interrogé par Philippe Latombe, député MoDem, dans le cadre d’un débat concernant la copie privée, le ministère de la Culture confirme que le stream ripping est légal, sous certaines conditions.
« Cette pratique (ndlr : le stream ripping) est légale et la copie qui en résulte relève de l’exception pour copie privée, telle que prévue par la loi si plusieurs conditions sont réunies : elle doit être réalisée à partir d’une source licite à la demande de l’utilisateur sans être stockée par le convertisseur, et aucun contournement de mesures techniques de protection ne doit être effectué » a indiqué Mme Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée chargée du logement, en remplacement de Mme Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture.
Le ministère de la Culture précise que cette technique a été « validée par le Conseil d’État dans un arrêt rendu le 27 novembre 2019. »