Les télétravailleurs qui coupent la caméra de leur ordinateur sont-ils de moins bons employés que ceux qui travaillent au bureau ? C’est le sentiment de 92 % des cadres et dirigeants interrogés dans une étude réalisé par Vyopta. Plus précisément, ils estiment que les salariés qui coupent régulièrement le son ou qui n’ont pas activé la vidéo lors des réunions Zoom n’ont probablement pas d’avenir sur le long terme dans l’entreprise !
Les clichés perdurent
Les décideurs voient dans ces coupures de micro ou de caméra un signe que les performances de travail de ces employés seront inférieures à la moyenne. Et que cela va devenir un problème à l’avenir : 93 % des personnes interrogées ont ainsi déclaré que l’engagement des employés qui éteignent leur caméra est généralement moins élevé.
Les idées reçues ont la vie dure : 43 % des cadres pensent que ces employés naviguent sur internet, envoient des SMS ou parlent avec quelqu’un d’autre plutôt que d’être productifs ! Ces dirigeants sont peut-être les premiers à blâmer : 46 % d’entre eux admettent n’avoir pas donné à leurs employés les outils nécessaires pour être aussi engagés dans leur travail que ceux qui travaillent au bureau.
L’étude pointe également du doigt une tendance qui n’a fait qu’amplifier depuis le début de la crise sanitaire : la « fatigue Zoom ». Près de la moitié des cadres savent que le trop plein de réunions peut être une des raisons qui font que les télétravailleurs paraissent moins engagés. Pour ces derniers, les réunions superflues sont perçues comme une perte de temps, beaucoup estiment que communiquer par e-mail est suffisant.
Par ailleurs, 94 % des dirigeants interrogés pensent que les travailleurs à domicile sont désavantagés par rapport à leurs collègues qui vont au bureau. Résultat : ils ont accès à moins d’opportunités pour évoluer au sein de l’entreprise.