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La sauce Sriracha va disparaître à cause du réchauffement climatique

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La mauvaise nouvelle risque de laisser un goût amer aux amateurs de la célèbre sauce américaine.

La célèbre bouteille rouge au bouchon vert va bientôt disparaître des rayons de supermarchés. Dans un récent communiqué rapporté par le Los Angeles Times, l’entreprise Huy Fong Foods qui fabrique l’emblématique sauce piquante a officialisé la mauvaise nouvelle : la sauce Sriracha va bientôt disparaître des rayons, et ce, pour une durée encore indéterminée.

Le réchauffement climatique met le feu au marché du piment

À cause des conditions climatiques et de la météo extrême survenue ces derniers mois au Mexique, la récolte de piments a été mauvaise. “C’est une question de culture, quelque chose que nous ne pouvons pas prédire“, a précisé Donna Lam, directrice des opérations de l’entreprise au Los Angeles Times. Après une année 202o compliquée durant laquelle le fabricant avait déjà mis en garde ses distributeurs, cette année va être “bien pire“. La sauce Sriracha va connaître une pénurie mondiale sans précédent, qui durera au moins jusqu’au mois de septembre.

Les adeptes du célèbre condiment devront passer l’été sans sauce piquante. Aucune livraison ne pourra être assurée avant la rentrée. Il faut dire qu’habituellement, ce sont 50 tonnes de piments qui sont cultivés chaque année pour le compte de la société californienne, pour une récolte à l’automne et au printemps. “Sans cet ingrédient essentiel, nous ne pouvons produire aucun de nos produits“, prévient Huy Fong Foods. Aussi bien du côté des restaurateurs que des particuliers, il va falloir se préparer à quelques mois au goût amer.

D’autres denrées sont concernées

Les mauvaises récoltes liées au dérèglement climatique ne touchent pas que le piment. Partout dans le monde, les températures et les précipitations affectent les récoltes et entraînent une flambée des matières premières. Particulièrement touché, le blé a vu son cours grimper en flèche ces derniers mois, répercutant son prix sur celui des pâtes. En marge du secteur alimentaire, l’édition aussi doit faire face à une pénurie de papier. La plupart des éditeurs ont été contraints ces dernières semaines d’augmenter leur prix pour enrayer l’impact de cette crise, qui ne semble pas prête d’être résolue.

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