Les conséquences des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran sur l’économie mondiale ne se sont pas faites attendre. Le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % de la production mondiale de pétrole, a été fermé dès le début de l’attaque, le 28 février dernier.
Une augmentation du prix du carburant à la pompe est constatée dans de nombreux pays. La France n’y échappe pas non plus. Le gouvernement dispose d’un plan pour ne pas laisser les prix flamber.
500 contrôles des prix menés dans les stations-service entre lundi et mercredi
Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et énergétique, tape du poing sur la table. Dans une interview accordée au Parisien, il annonce la volonté du gouvernement de tempérer les ardeurs des distributeurs de carburant afin qu’ils n’appliquent pas de hausses exagérées des prix par rapport à celle des cours du pétrole.
« Une part marginale des stations a des prix beaucoup plus élevés. C’est pour cela que j’ai demandé des contrôles quotidiens. Si certaines profitent de la situation, elles doivent être ramenées dans le rang », indique-t-il fermement.
Roland Lescure fait référence aux contrôles des prix dans les stations-service menés par la DGCCRF, comme il l’indiquait le mercredi 4 mars dernier. Le Premier ministre Sébastien Lecornu promet pas moins de 500 contrôles menés entre lundi et mercredi par la répression des fraudes. L’équivalent d’un semestre complet de vérifications menées en seulement 72 heures.
« On suit les prix deux fois par jour. Actuellement, si je compare à la semaine du 27 février, la hausse est de 5 à 15 centimes d’euro sur le SP95, et de 15 à 20 centimes sur le gazole », ajoute le ministre de l’Économie.
Cette préoccupation majeure des automobilistes français donne naturellement lieu à des prises de paroles venues de tous bords. Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, propose purement et simplement de bloquer les prix. Marine Le Pen, cheffe des députés RN, propose de baisser des taxes sur les carburants pour compenser cette augmentation.
Une chose est sûre : il est inutile de faire la queue à la pompe pour remplir des jerricans de carburant. Un tel comportement adopté simultanément par des millions d’automobilistes mènerait réellement à une pénurie. On vous conseille plutôt de limiter et d’optimiser vos déplacements tout en surveillant les tarifs des stations-service proches de chez vous sur les comparateurs officiels.
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