Depuis deux ans, les relations entre Google et Sonos sont glaciales. Le constructeur d’enceintes connectées a en effet porté plainte contre Google pour des infractions à plusieurs de ses inventions. Cela a abouti à un jugement de l’International Trade Commission (ITC) qui, au début de l’année, a tourné en faveur de Sonos. Plutôt que de se résoudre à un arrangement à l’amiable, Google a décidé de supprimer plusieurs fonctions sur ses produits audio.
Guerre de tranchées judiciaires
Mais l’affaire est loin d’être terminée. Quelques mois après la première plainte de Sonos, Google a à son tour porté plainte en accusant le constructeur d’enfreindre ses propres brevets. Puis, Sonos a contre-attaqué avec une poursuite supplémentaire. Et voilà que cette semaine, le moteur de recherche en remet une couche avec deux plaintes déposées en Californie, plus des plaintes auprès de l’ITC dans l’intention d’obtenir une interdiction des importations d’appareils Sonos aux États-Unis.
La justice va devoir déterminer si Sonos s’est rendu coupable de violation de sept brevets sur la détection d’un ordre vocal (comme « Hey Google », par exemple), la recharge sans fil, la manière dont un groupe d’enceintes détermine l’unité qui devra répondre à l’utilisateur. Google veut « défendre [ses] technologies et répondre aux infractions claires et continuelles de Sonos à [ses] brevets », selon un porte-parole.
Google reproche aussi à Sonos de mener une « campagne agressive et faussée contre [ses] produits, aux dépends de nos consommateurs communs ». Du côté de Sonos, on estime que ces plaintes font partie d’une « tactique d’intimidation » qui visaient à « exercer des représailles contre Sonos après avoir dénoncé les pratiques monopolistiques de Google ». La guerre des mots entre ces deux entreprises n’est pas prête de s’achever.