Dangereuses, encombrantes et pas si écologiques, les trottinettes électriques en libre-service pourraient bien disparaître des rues parisiennes. Ce jeudi, les différents opérateurs du marché sont attendus à l’Hôtel de Ville pour un audit décisif, qui déterminera si oui ou non, les deux roues pourront continuer d’avoir droit de cité dans la capitale.
Trop d’accidents
Il faut dire que derrière leur promesse écologique, les trottinettes électriques sont loin de faire l’unanimité. L’argument principal en faveur de leur interdiction reste sans doute leur dangerosité : l’année dernière en France, 24 personnes ont trouvé la mort dans un accident impliquant une trottinette. Depuis le mois de juillet, ce sont 9 personnes qui sont décédées, pour une augmentation constante et inquiétante du nombre de blessés, +177% depuis 2019 rapportent nos confrères du Parisien.
Face aux dangers que représentent les trottinettes électriques en libre-service, certaines villes ont déjà pris des mesures. Lyon a été la première à les interdire aux mineurs, tandis que Paris a réglementé leur vitesse maximale. Des mesures qui n’ont visiblement pas suffi, puisque la Mairie de Paris n’est visiblement plus certaine de vouloir renouveler son contrat avec Lime, Dott et Tier. Ce jeudi, de nombreux points seront évoqués. Si aucun accord n’est trouvé entre les deux parties, l’accord qui prend fin début 2023 pourrait ne pas être renouvelé.
De là à imaginer la fin des trottinettes en libre-service dans les rues de Paris, il n’y a qu’un pas. Les riverains sont nombreux à se plaindre de la dangerosité des véhicules, mais aussi de la place qu’ils occupent parfois sur la voie publique. Un coup dur pour les entreprises concernées, mais aussi pour les quelque 30 millions d’usagers qui utilisent ce moyen de déplacement, estime la société Lime. Demain, on peut au minimum s’attendre à un durcissement significatif de la règlementation encadrant les trottinettes. Reste à voir si elles échapperont à une interdiction en bonne et due forme.