Difficile de le nier, les trottinettes électriques peuvent provoquer des bousculades, voire des accidents. En roulant sur les trottoirs plutôt que sur les voies réservées, ces deux roues et leurs conducteurs prennent parfois des libertés avec le code de la route. L’an dernier, 870 accidents corporels et 22 décès ont été imputables aux trottinettes électriques.
Immatriculation obligatoire au-delà de 15 km/h
Seul problème, en cas de fuite, comment retrouver le conducteur d’une trottinette sans identification du véhicule ? Actuellement, tous les véhicules qui dépassent 25 km/h doivent être immatriculés. Or, les trottinettes et les vélos électriques ne peuvent rouler au-delà de cette vitesse. C’est pourquoi des députés Les Républicains ont déposé une proposition de loi pour imposer l’immatriculation de tout « véhicule terrestre à moteur dont la vitesse peut, par la seule force du moteur, atteindre 15 km/h ».
De fait, tous les véhicules à deux roues dotés d’un moteur électrique seront concernés par cette loi si elle était adoptée par l’Assemblée (sa mise en œuvre serait alors fixée au 1er janvier 2023). Le texte précise que la contravention infligée à un conducteur dont la trottinette ou le vélo n’aurait pas de certificat d’immatriculation (ou s’il ne peut pas justifier que la demande en a été faite) serait de quatrième classe, soit 750 euros.
Dans les deux mois, s’il est constaté une récidive, la sanction passe à 1.500 euros. Et s’il y a eu trois contraventions dans les trois mois, l’amende est autrement plus salée : 3.750 euros, et des travaux d’intérêt général peuvent s’ajouter. Autant dire qu’on aura tôt fait d’immatriculer son engin, malgré les tracas administratifs que cela suppose.