Au lancement de son nouveau champion sur League of Legends, Riot Games s’exprime sur les potentielles polémiques autour du personnage. K’Santé est un peu particulier puisqu’il détient le titre du premier personnage noir et issu de la communauté LGBTQIA+ à faire son entrée dans le MOBA. Cette dernière caractéristique, Riot Games avoue ne pas vouloir la mettre en avant dans certaines régions du monde.
Le combattant fait donc l’objet d’une censure, ce qui ne plaît évidemment pas aux joueurs membres de la communauté. Étant l’un des jeux les plus populaires de l’histoire, League of Legends se doit de représenter un panel assez large de la population mondiale. Avec plus de 140 champions au total, l’affaire ne devrait pas être si compliquée. Et pourtant… certains pays mettent des bâtons dans les roues au studio. Jeremy Lee explique être très fier du personnage de K’Santé, mais déclare :
“J’espère que tous les joueurs de League Of Legends puissent trouver un champion qui leur ressemble. Chaque région du monde peut modifier certains aspects du jeu pour s’adapter à la culture locale […] publier cette histoire de la manière qui lui semble la plus appropriée pour les joueurs. […]Même si ce n’est pas explicite, même si ce n’est pas direct, même si des changements ont été apportés, ou si des choses ne sont tout simplement pas aussi au premier plan pour l’identité de ce personnage, c’est comme comme cela que vous êtes censés les voir.”
La fierté de Nazumah ne fait pas le fier partout
Un autre développeur, Michael Luo, explique de son côté que l’identité sexuelle du personnage était très importante. S’il ne précise pas quels pays sont concernés par les changements, on sait que les mots “amants” ou encore “partenaire” font partie des modifications connues. Malgré tout, l’histoire de K’Santé reste la même. Il déclare :
“Nous voulions absolument nous assurer qu’il y avait une vraie relation romantique. […] Je voulais m’assurer que Tope [nldr l’amant de K’Sante] n’existait pas seulement en tant qu’idée, que nous pouvions le dépeindre dans une histoire, visuellement, et bien qu’il ne soit pas un personnage jouable, je voulais que nous puissions faire tout ce que nous pouvions pour montrer que ces deux personnes existent dans le temps et ont une relation significative.”
Le combattant venu des terres de Nazumah est donc une fierté pour certains, mais pas pour tout le monde. Les joueurs déplorent eux le choix de Riot Games, qui s’adapte aux marchés dits “homophobes” et ayant des lois strictes sur la représentation des identités issus de la communauté LGBTQIA+. Certains accusent même le studio de privilégier ses relations financières plutôt que de soutenir une cause liée aux droits de l’homme, qui a aujourd’hui encore des conséquences lourdes et mortelles à travers le monde.