Le couperet est tombé. Dès le début de l’année prochaine, la plateforme au N rouge va officiellement déclarer la guerre au partage de compte. Le phénomène, d’abord revendiqué par l’entreprise, puis pointé du doigt comme l’une des raisons à l’exode d’abonnés enregistrée en 2019 devrait prendre fin dans les semaines à venir. Objectif pour la plateforme : compenser son manque à gagner en autorisant le partage de compte sous conditions.
L’entreprise avait déjà avancé une première solution pour éviter de payer trop cher, en officialisant il y a peu un nouvel abonnement à 5,99€, en partie financé par la publicité. Désormais, le partage de compte sera autorisé, mais aussi facturé plus cher : aux États-Unis, il faudra compter 3$ pour chaque compte additionnel situé en dehors du foyer. En cas d’oubli de paiement, Netflix ne prévoit à priori aucun blocage, mais demandera de saisir un code temporaire envoyé sur le smartphone du propriétaire principal du compte.
Ainsi, les comptes entreprises, les enfants résidant en dehors du foyer ou même les anciens colocataires qui souhaiteraient conserver leur profil devront désormais passer à un abonnement individuel. La FAQ de l’entreprise est très claire sur le sujet, et pourrait drastiquement changer nos habitudes de consommation. D’autant plus qu’en cas d’abus, Netflix se réserve le droit de révoquer l’accès à un appareil sans prévenir.
Dans certains pays aussi, les premières mesures se mettent en place. Selon la BBC, l’Office de la propriété intellectuelle (IPO) du gouvernement britannique a annoncé que le partage de mot de passe Netflix deviendrait bientôt illégal, relevant à la fois d’une affaire de droit pénal et de droit civil. Concrètement, si Netflix décidait de prévenir les autorités en cas de partage abusif de mots de passe, les sanctions pourraient conduire les contrevenants au tribunal.