Depuis quelques années le marché de la voiture électrique est en plein essor. La comparaison avec les modèles thermiques a donc pris une ampleur différente. Ces derniers bénéficient de plus d’un siècle de développement, ils ont la plus grande autonomie et disposent d’un système de station essence ultradéveloppé. Mais les voitures électriques ont aussi des arguments à faire valoir. Elles fonctionnent déjà mieux que les thermiques sur certains points.
Une voiture silencieuse
Le premier changement notable sur une voiture électrique ne se voit pas, il s’entend. En l’absence d’explosion contrôlée dans le moteur, les voitures électriques ne produisent quasiment aucun bruit. À l’intérieur de l’habitacle, seul le roulement est audible. Certains passionnés regrettent d’ailleurs l’absence de rugissement au démarrage d’une voiture électrique. Si le son d’un seul moteur V8 peut être attirant, le bruit de centaines d’entre eux sur le périphérique ressemble plutôt à un vacarme.
Pas de pertes d’énergie
Les voitures thermiques existent depuis près de 150 ans, mais leurs moteurs ne sont pas aussi optimisés qu’on pourrait le penser. La transformation de l’énergie entre le moteur et les roues ne se passe pas parfaitement et de nombreuses pertes existent tout au long du parcours. La plus importante d’entre elles concerne le moteur en lui-même.
L’explosion dans la chambre de combustion va provoquer un grand dégagement de chaleur, donc une perte d’énergie. Aujourd’hui l’industrie automobile arrive à conserver près de 40 % de l’énergie produite dans un moteur thermique. Le groupe Toyota vient d’annoncer le lancement dans quelques mois d’un moteur capable de transmettre 50 % de son énergie.
De leur côté, les voitures électriques n’ont pas ce problème. Un modèle disposant du freinage régénératif (rechargement des batteries lors des freinages) va perdre environ 11 % de sa puissance en chaleur et frottement divers. Les véhicules plus classiques tournent autour des 80 % de rendement.
Une voiture surpuissante
Si la puissance d’un moteur thermique est généralement supérieure à celle d’un équivalent électrique, la réactivité des deux modèles est très différente. Le système électrique étant plus rapide pour « se mettre en place », les voitures thermiques ont souvent du mal à suivre leurs consœurs au démarrage.
Pour mesurer la réactivité d’une voiture, l’industrie automobile parle du « couple de puissance », mesuré en Newton/mètre. Une Tesla Model S Plaid dispose d’un couple estimé autour des 1 400 Nm. À titre de comparaison la Ferrai Portofino obtient 740 Nm de couple.
Moins de pièces, moins d’entretien
Une voiture thermique classique est composée en moyenne de 30 000 pièces. Toutes sont susceptibles, à un moment, de casser. La présence d’autant d’éléments différents justifie le nombre de panne et le niveau d’entretien demandé par une voiture thermique. Mais là encore, sur un modèle électrique, les choses sont bien différentes.
Une vingtaine de pièces seulement jouent un rôle dans la propulsion de la voiture. Dans l’ensemble, c’est toute la conception de la voiture qui est simplifiée, limitant les frais d’entretien aux freins et aux pneumatiques.
Une voiture écoresponsable
Le dernier point qui fait la différence entre une voiture électrique et un modèle thermique est sans doute le plus évident des 5. Ne dégageant aucun gaz à effet de serre, les voitures électriques ont de fait une empreinte écologique bien meilleure que leurs concurrentes thermiques.
Si certains défenseurs des véhicules à essence assurent que le processus de fabrication des batteries est très polluant (ce qui est le cas), cela ne permet pas de compenser les émissions de gaz à effet de serre générés par une voiture thermique tout au long de sa vie. En moyenne une voiture électrique émet 77 % de gaz à effet de serre de moins qu’une voiture à essence classique.