Les stations de recharge, c’est un élément essentiel pour les conducteurs de voitures électriques qui ne veulent pas se retrouver sans solution au moment de faire le plein. Bonne nouvelle : la France vient de dépasser le cap des 100.000 bornes de recharge électrique, quelques mois après la date initialement initialement prévue fin 2022, selon l’Avere-France. Le pays se positionne désormais en deuxième place en Europe, juste devant l’Allemagne et derrière les Pays-Bas.
Une croissance rapide et des objectifs ambitieux
Trois pays concentrent 75% des points de recharge en Europe : l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Soit les plus importants marchés automobiles sur le vieux continent. Clément Molizon, directeur général de l’Avere, souligne que l’objectif pour 2030 est de 400.000 bornes, avec un besoin estimé entre 330.000 et 480.000 points de recharge.
En 2020, la cadence était de 4.000 points de recharge par an, mais depuis le début de l’année, ce rythme est passé à 4.000… par mois ! Plusieurs acteurs du marché ont contribué à ce déploiement rapide, notamment Bouygues, Engie, Total, EDF et sa filiale Izivia, ainsi que des acteurs étrangers comme Fastned et Tesla. L’industrie automobile insiste évidemment sur l’importance du déploiement des bornes pour répondre à la demande croissante de véhicules électriques.
Le développement rapide du réseau de bornes de recharge est un objectif pour le gouvernement : Emmanuel Macron en a fait une de ses promesses de campagne. En 2020, il promettait la mise en place de 100.000 bornes de recharge d’ici fin 2021, et non plus 2022 comme prévu à l’origine. Évidemment, ni l’une ni l’autre de ces dates n’ont été respectées ! Malgré tout, franchir ce cap, même avec un peu de retard, est une bonne nouvelle non seulement pour l’environnement (la voiture électrique ne produit pas d’émission de CO2 quand elle roule) mais aussi pour l’économie.
Les constructeurs automobiles ont tous appuyé sur le champignon pour développer rapidement des capacités de développement et de production de véhicules électriques. À partir de 2035, ils ne pourront plus vendre dans l’Union européenne que des voitures neuves zéro émission. Fabriquer des véhicules électriques n’est pourtant pas une fin en soi : il est aussi impératif de disposer d’un réseau dense de stations de recharge.
Il faudrait quatre fois plus de bornes publiques d’ici 2025 pour répondre à la hausse attendue des ventes de voitures électriques. Les zones rurales et les autoroutes sont particulièrement sous-équipées en bornes à haute puissance, plus rapides et adaptées aux longs trajets. Autant dire qu’il reste des efforts à faire pour les acteurs de la filière.