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Qu’est ce que les “jets rouges” observés dans le ciel de Porto Rico cet été ?

Les autorités de Porto Rico ont confirmé le passage de “jets rouges” dans le ciel du 4 août dernier. Une première dans le pays.

Observer le ciel nocturne peut être vu comme une activité monotone, où rien ne se passe et tout se joue sur des temps longs. Mais il est aussi possible d’observer des phénomènes extraordinaires en pleine nuit, qui, en prime, ne durent que quelques secondes. Dans la nuit du 3 au 4 août dernier, un de ces phénomènes a été observé du côté de Porto Rico.

Dans un message posté sur son compte Facebook, la Caribbean Astronomy Society a expliqué avoir observé des « jets rouges » ou aussi connus sous le nom de « sprites » en anglais et de « farfadets». Il s’agit d’un phénomène lumineux transitoire (TLE) assez rare, observé pour la première fois sous cette forme en 2002.

Comment se forment les jets rouges

Pour observer un jet rouge, comme la Caribbean Astronomy Society (CAS) vient de le faire, il faut des conditions métrologiques très spéciales. La CAS explique notamment qu’il faut que les températures des basses couches de l’atmosphère soient inférieures à celles des couches du milieu, généralement très froides.

Cette nuance de température peut entraîner une différence de charge électrique entre les deux masses d’air, amenant des échanges électriques ultra-violents, visibles à l’œil nu sous la forme d’un jet rouge. Contrairement aux éclairs qui « tombent » sur Terre, les jets rouges se déplacent d’une couche à l’autre de l’atmosphère, mais sans jamais toucher le sol. Ils restent très haut en altitude et ne sont pas directement dangereux pour l’Homme. 

L’observation des TLE, une spécialité européenne  

Les phénomènes lumineux transitoires ont été découverts pour la première fois sur des images de la station spatiale internationale. L’expérience LSO (Lightning and Sprites Observations) continue ce travail de suivi depuis l’ISS depuis son installation en orbite en 2001 par une certaine Claudie Haigneré. L’astronaute française a lancé cette observation lors de son séjour dans l’espace il y a 23 ans.

En 2020, cette mission devait être épaulée par un autre appareil, le satellite Taranis. Construit en France et développé par le CNES, cet appareil tire son nom du dieu gaulois de la foudre. Mais lors du décollage de la fusée Véga, cette dernière rencontre plusieurs problèmes et le satellite est perdu.

Un groupe de travail va se mettre en place durant l’année pour travailler à Taranis 2. Finalement, le 23 juin 2021, le CNES décide de ne pas donner suite à ce programme. L’agence spatiale française préfère qu’un nouveau projet prenne forme autour des mêmes objectifs scientifiques.

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