Kepler n’a pas attendu que les robots fassent le café pour les envoyer sur les lignes d’assemblage. Dans une vidéo publiée récemment, on découvre son robot humanoïde K2, surnommé « Bumblebee », en plein travail dans l’usine SAIC-GM de Shanghai. Il n’est pas juste là pour faire joli : le robot transporte des pièces lourdes, manipule des outils, vérifie la qualité des composants et se balade (lentement) entre les machines sans trébucher.
Un robot costaud, agile et pas bête
Cette arrivée marque une étape importante pour Kepler, qui lance ses tests en conditions réelles. Le K2 n’est pas un prototype maladroit : c’est la cinquième génération de la gamme Forerunner. Il embarque pas mal d’évolutions par rapport au modèle précédent, avec une meilleure coordination, une perception plus fine de son environnement, et surtout, une capacité à apprendre par lui-même. Grâce à un système d’apprentissage par imitation et renforcement, il est capable de progresser sans avoir besoin d’un opérateur sur le dos en permanence.
Côté physique, le robot a aussi pris du muscle : bras et jambes renforcés, nouveaux capteurs au bout des doigts, et une batterie qui lui permet de travailler jusqu’à huit heures d’affilée. Chaque main compte 11 degrés de liberté — de quoi manipuler des objets complexes — et il peut soulever jusqu’à 15 kg sans broncher.
Si Kepler commence par l’industrie, ce n’est qu’un début. L’entreprise présente son robot comme un outil multi-usages. Dans les écoles, il pourrait aider les élèves à apprendre en interagissant avec eux, voire à faire des expériences scientifiques. Dans la recherche, il servirait à collecter des données ou à manipuler du matériel de précision.
Et ce n’est pas tout. Le robot serait aussi capable de patrouiller dans des environnements complexes pour assurer la sécurité, grâce à ses caméras HD, ses capteurs infrarouges et son système lidar. En cas d’incident, il peut même apporter une première assistance.
Kepler imagine aussi ses robots dans les entrepôts, gérant les stocks, évitant les obstacles, ou encore dans des zones plus dangereuses : températures extrêmes, radiations, environnement explosif… Apparemment, il n’a pas peur de se salir les circuits.
Avec ce déploiement à Shanghai, Kepler rejoint la course aux robots « utiles », aux côtés d’autres acteurs comme Figure, déjà présent chez BMW. La vraie question, maintenant : ces humanoïdes passeront-ils l’épreuve du quotidien industriel sans bug ni faux pas ? Kepler semble y croire. Est-ce que les usines du monde entier suivront ?
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