La Nintendo Switch 2 et Mario Kart World ont beau nous faire rêver, une grande partie du public s’inquiète du tarif appliqué à la console, ses jeux et tout son écosystème, et ce à juste titre. Nintendo rattrape les machines portables concurrentes en termes de puissance et donc en termes de prix. Alors qu’il faut aujourd’hui débourser 349,99€ pour une Nintendo Switch OLED ou 219,99€ pour une Switch Lite, la Switch 2 s’invitera sur les étalages le 5 juin prochain avec une étiquette fixée à 469,99€ (ou 509,99€ pour le pack avec Mario Kart). Si ce prix n’a rien d’impressionnant sur un marché où les Steam Deck et les ASUS ROG Ally parmi tant d’autres machines peuvent facilement dépasser la barre des 650€, cette tarification est une nouvelle étape difficile à passer pour l’un des publics cibles de Nintendo : les familles.
Pour les gamers aguerris, les réserves sont plutôt à retrouver du côté de Mario Kart World et de son prix minimum conseillé de 89,99€. Grandes ambitions et inflation suffisent-ils a justifier le passage à une tarification supérieure pour les titres les plus gourmands ? Peu importe le positionnement sur ce débat, les prix sont fixés et les joueurs vont devoir payer… Mais attention, il n’est pas impossible que la situation devienne encore plus tendue dans les mois à venir. Un article publié par Yahoo Japan (et traduit par Genki sur X) révèle des déclarations du président de Nintendo, Shuntaro Furukawa, qui explique aux investisseurs qu’un changement de prix de la console n’est déjà pas à exclure.
Vers une augmentation peu de temps après la sortie ?
“Pour l’heure, notre priorité principale est de populariser la Nintendo Switch 2“ indique Furukawa. Le constructeur a bien conscience qu’une partie du public aura besoin de s’ajuster à cette console, plus puissante mais aussi plus onéreuse. Cela n’empêche pas Nintendo d’être confiant concernant les premiers mois de commercialisation. Tous les indicateurs semblent au vert du côté des précommandes, si bien que le dernier rapport financier de l’entreprise prédit un meilleur lancement que pour la Switch originale, avec un objectif fixé à 15 millions d’exemplaires vendus d’ici la fin de l’année fiscale.
Shuntaro Furukawa reste néanmoins prudent et évoque l’éventuel impact des taxes douanières pour l’avenir plus ou moins proche de la Switch 2 : “Si les prédictions concernant les taxes douanières changent de manière significative, nous devrons considérer différents ajustements des prix que nous mettrons en œuvre après avoir pris en compte différents facteurs.”
Cela veut donc dire qu’une augmentation du prix de la Switch 2 pourrait arriver bien plus tôt que prévu si les conditions d’exportation venaient à empirer dans les prochains mois. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les taxes douanières imposées par Donald Trump sont encore en pause, un répit de 90 jours qui prendra fin courant juillet.
Sur le sol américain, les joueurs profiteront (pour l’instant) de la console au même tarif que le reste du monde, mais devront débourser un peu plus pour les différents accessoires. Tel est le compromis trouvé par Nintendo pour limiter la casse dans ce contexte incertain. L’essentiel des stocks vendus aux États-Unis sera par ailleurs importé depuis le Vietnam plutôt que depuis la Chine afin de profiter du meilleur taux possible.
Toutefois, une détérioration plus marquée sur le territoire américain pourrait également impacter le prix des consoles Nintendo Switch 2 à travers le monde, pour tenter d’équilibrer la situation. Si Sony et Microsoft n’ont jamais directement mentionné les nouvelles taxes douanières, l’augmentation de la PlayStation 5 attribuée à “un environnement économique toujours plus difficile” et l’augmentation de l’écosystème Xbox justifiée par “les conditions actuelles du marché” ne peuvent uniquement faire référence à l’inflation. Autant dire que l’année 2025 promet de chambouler l’industrie du jeu vidéo et d’affecter le portefeuille des gamers.
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