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Netflix, Amazon Prime, Spotify… le budget des Français atteint des sommets

En 2025, les Français dépensent de copieuses sommes pour leurs abonnements numériques. La facture est chaque année plus salée.

Sont-ils devenus indispensables à nos quotidiens ? Les abonnements numériques représentent en 2025 une part non négligeable du budget des ménages français, bien plus qu’auparavant à en croire une étude menée par Bearing Point et relayée par Les Échos. Depuis 2019, les plateformes de streaming par abonnement fleurissent ici et là, s’inscrivant dans un paysage audiovisuel et numérique déjà particulièrement chargé. La multiplication de ces offres, de Disney+ à Apple TV+ en passant par Audible, a évidemment une incidence sur les dépenses des foyers de l’Hexagone. Pour autant, en 2025, les utilisateurs français ne possèdent pas plus d’abonnements qu’en 2024 avec une moyenne de 3,2 formules par mois et par foyer. L’enveloppe est néanmoins en hausse constante.

Si la somme allouée à ces formules atteint dorénavant les 49 euros par mois — 4 euros de plus que l’an passé — c’est sans surprise la conséquence des nombreuses révisions tarifaires appliquées par les géants du divertissement, comme Netflix ou encore Spotify. Tandis qu’un abonnement entrée de gamme ne coûtait que 7,99 euros en 2014 au lancement du service de streaming dans l’Hexagone, les utilisateurs doivent maintenant débourser 14,99 euros par mois pour profiter d’une expérience sans publicité.

La firme au N rouge a bouleversé son parterre d’offres depuis l’arrivée de la publicité, et ce, après de nombreuses augmentations de ses formules historiques. Pour autant, selon l’étude menée par Bearing Point, certains services continuent d’être jugés essentiels par leurs utilisateurs. C’est le cas de Netflix qui s’accapare 49% des suffrages juste devant Canal+. Plus étonnant, les autres géants du secteur à l’échelle mondiale ne figurent pas au classement.

HBO Max et Disney+ pèsent moins lourd que les jeux vidéos et la TV historique

Dans la rubrique, sympa, mais sans plus, comprenez les premiers services à être abandonnés en cas d’augmentation ou de coupe budgétaire pour les ménages, c’est la presse internationale qui s’en sort le mieux. 18% des lecteurs jugent leurs abonnements essentiels. Amazon Prime Video occupe la troisième place avec 17% de ses usagers qui ne pourraient plus s’en passer. Disney+ et HBO Max font grise mine, puisque seulement 11% de leurs clients ne seraient pas prêts à mettre fin à leur contrat. C’est moins que TF1+ Premium (14%), l’abonnement sans publicité et facturé 5,99 euros par mois de la première chaîne. Pour rappel, l’accès au catalogue est gratuit pour celles et ceux que les pages de réclame ne dérangent pas.

À noter que Disney+ et Prime Video restent plus importants en présence, ils présentent respectivement 24 et 48% des abonnements détenus par les Français. TF1+, qui n’est pas au classement, peut tout de même se réjouir d’avoir une petite communauté de fidèles abonnés payants.

Plus inquiétant, 90% des utilisateurs de DAZN pourraient s’en passer. Alors que le sport était jusque récemment un secteur porteur pour l’industrie télévisuelle, l’acquisition de la ligue 1 par la plateforme anglaise en 2024 a semé le trouble sur le secteur. Abonnement trop cher et plateforme encore jeune, l’opération a été un fiasco au point de contraindre l’entreprise à abandonner l’exclusivité des compétitions après un an. En présence sur le territoire, DAZN est à la traîne…

Le piratage en hausse

Face à la multiplication des services et l’augmentation des prix, les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers des moyens illégaux pour accéder à leurs contenus. Selon les informations de Bearing Point, 18% des personnes interrogées en France se sont tournées vers le piratage au cours des 12 derniers mois à cause de la hausse des prix des abonnements ou l’envie d’accéder à un contenu en particulier. Le partage de compte reste aussi une pratique répandue, avec 39% des utilisateurs français de YouTube Music donnant leurs accès à des proches. Selon les informations partagées en décembre 2024 par l’ARCOM, le piratage et le streaming illicite représentent un manque à gagner de 290 millions d’euros par an pour les acteurs de l’industrie.

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