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Vous perdez un mois de sommeil chaque année, et ça n’a rien à voir avec le changement d’heure

Les Français dorment de moins en moins, avec en moyenne un mois de sommeil par an perdu depusi le confinement.

En cinq ans, la durée moyenne de sommeil des Français s’est réduite de 41 minutes par nuit, passant à 7h16 en mars 2025. Rapportée à l’année, cette perte représente 250 heures de sommeil, soit l’équivalent d’un mois entier de nuits blanches, rapporte une nouvelle étude menée par le géant de la santé connectée Withings. Cette tendance, nettement plus marquée qu’en Allemagne (-26 minutes) ou aux États-Unis (-32 minutes), place la France parmi les pays les plus touchés par la dégradation du sommeil depuis la crise sanitaire. Mais concrètement, pourquoi un tel recul ?

Des facteurs multiples

La qualité du sommeil varie en fonction du lieu de vie. Les régions les plus exposées à des étés chauds, comme la Corse, la Provence-Alpes-Côte d’Azur ou le Grand Est, figurent en tête du classement des territoires où la dette de sommeil est la plus intense. À l’inverse, les habitants de la Bretagne, des Pays de la Loire ou des Hauts-de-France, bénéficiant d’un climat plus tempéré, dorment davantage, rapporte l’étude.

Au-delà du climat et de la qualité de vie, d’autres facteurs influencent la qualité et la quantité de sommeil : les femmes dorment en moyenne 28 minutes de plus que les hommes, et les trentenaires connaissent la plus forte dégradation de qualité de leur sommeil, probablement liée à l’arrivée du premier enfant ou à l’avancée de la carrière professionnelle. La santé joue aussi un rôle clé : les personnes en situation d’obésité dorment 21 minutes de moins que celles ayant un IMC normal (souvent lié à l’apnée du sommeil), tandis que les individus présentant une meilleure santé cardiovasculaire dorment près de 28 minutes de plus que ceux à risque élevé. Sur le plan psychologique, le manque de sommeil provoque des troubles de la mémoire et de la concentration, couplés à une diminution des performances globales, et à une irritabilité accrue, pouvant conduire à des épisodes anxieux ou dépressifs.

Un enjeu de santé publique

La réduction du temps de sommeil ne se limite pas à de la fatigue. L’étude de Withings rappelle que le sommeil figure parmi les huit habitudes de vie les plus déterminantes pour l’espérance de vie en bonne santé, au même titre que l’activité physique ou l’alimentation. Plus que jamais, la qualité du sommeil devient un enjeu de santé publique.

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