C’est la bonne nouvelle de l’été. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a proposé au gouvernement de maintenir les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) après le 1ᵉʳ août 2025. Mieux encore, les consommateurs et les consommatrices auront droit à une très légère baisse, de 0,34% en moyenne pour les particuliers souscrivant une puissance inférieure à 36 kVA.
Cette stabilité tarifaire est le résultat d’une compensation entre plusieurs éléments. D’un côté, la TVA sur la part fixe de l’abonnement grimpe de 5,5% à 20%, une hausse imposée par la réglementation européenne pour harmoniser la fiscalité sur l’énergie. Pour un abonnement standard (6 kVA), cela représente un surcoût annuel d’environ 23€. De l’autre, l’accise sur l’électricité (ex-TICFE/CSPE), qui pèse sur chaque kilowattheure consommé, baisse de 33,70 €/MWh à 29,98 €/MWh à partir du 1er août. Parallèlement, le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (TURPE), qui finance l’acheminement de l’énergie, diminue d’environ 2,5% pour les particuliers.
Au final, pour une consommation moyenne de 4 400 kWh par an, la facture annuelle TTC passe de 1 050 euros à 1 046 euros, soit une baisse nette de 4 euros, promet la CRE. YUn effet minime, quasi neutre pour la majorité des ménages.
20 millions de foyers concernés
Cette évolution s’applique aux 20,2 millions de clients résidentiels souscrivant au tarif réglementé en France métropolitaine, mais aussi, par ricochet, à la plupart des offres de marché indexées sur le TRVE. Les clients ayant opté pour une offre à prix fixe ne verront pas leur facture évoluer immédiatement, mais seront impactés lors du renouvellement de leur contrat.
Si la baisse est réelle pour une consommation moyenne, elle sera moins perceptible pour les petits consommateurs, qui vont subir de plein fouet la hausse de la part fixe, au détriment de la baisse du prix du kWh. À l’inverse, les foyers plus gourmands pourraient bénéficier d’un allègement plus sensible sur la part variable. Cette évolution, dictée par Bruxelles, vise à harmoniser la fiscalité, mais risque donc surtout de pénaliser les petits consommateurs et d’inciter moins à la sobriété énergétique. Selon les premières estimations, au-delà de 4 900 kWh/an, la baisse du prix unitaire compense, puis dépasse la hausse de l’abonnement. Un ménage consommant 11 000 kWh/an, verra donc sa facture annuelle légèrement baisser. Plus la consommation est élevée, plus la baisse du prix du kWh a d’impact, amortissant la hausse de l’abonnement. Pour ceux qui consomment moins de 4 900 kWh par an en revanche, la hausse de l’abonnement l’emporte sur la baisse du prix du kWh, et la facture grimpe.
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