Plus de 9.000 licenciements : c’est une nouvelle rasade de potion amère pour Microsoft qui n’en finit plus de dégraisser. Si toutes les divisions du groupe sont concernées, Xbox paie un lourd tribut. À l’heure actuelle, on sait qu’un studio va fermer ses portes : il s’agit de The Initiative, fondé en 2018, et qui travaillait sur le remake/reboot de Perfect Dark.
Les nouvelles aventures de Joanna Dark (imaginées à l’origine par le studio Rare) ont été annulées dans la foulée. Microsoft avait pourtant présenté une bande annonce l’an dernier qui avait fait sensation.
Restons justement chez Rare, qui perd son projet Everwild, annoncé en 2019 et en développement depuis quasiment dix ans. Le studio, désormais connu pour le jeu service Sea of Thieves, galérait pour trouver la bonne voie. Plus besoin d’y réfléchir à présent…
ZeniMax Online, le studio derrière The Elder Scrolls Online, développait un MMORPG (nom de code « BlackBird »). Il va pouvoir passer à autre chose, le projet étant lui aussi annulé après un développement chaotique commencé en 2018.
Turn 10, dont le dernier fait d’armes est Forza Motorsport, ne ferme pas… mais il serait amputé de la moitié de ses effectifs, selon la rumeur. La simulation de courses n’a pas connu le succès escompté.
Il n’y a pas que les studios Xbox qui perdent des plumes. C’est aussi le cas chez Activision : Raven Software, High Moon Studios et Sledgehammer Games, qui développent des jeux Call of Duty, subissent eux aussi des licenciements.
La place du boss au chaud
Tous les regards se portent maintenant sur Phil Spencer. Le chef de Microsoft Gaming, qui avait su rassurer la communauté Xbox grâce à son passif de joueur invétéré, est devenu avec le temps le bourreau de la division. Il a toujours assumé les milliers de postes supprimés ces dernières années avec une franchise aussi désarmante que brutale, et la dernière charrette n’est pas différente.

Il reconnait ainsi que les « changements » annoncés hier arrivent à un moment où la plateforme Xbox n’a jamais compté autant de joueurs, de jeux et de temps de jeu. L’avenir s’annonce brillant (pour les jeux labellisés Xbox, pour les consoles Xbox c’est une autre histoire), mais voilà : « Nous devons faire des choix dès maintenant pour assurer notre succès dans les années à venir, et l’un des éléments clés de cette stratégie consiste à avoir la discipline de donner la priorité aux opportunités les plus prometteuses», écrit-il dans le mémo.
Autrement dit : que Xbox réussisse ou échoue, la seule certitude pour les employés finalement, c’est le licenciement. C’est ce qui pousse certains à réclamer le départ de Phil Spencer, à la tête de la division depuis 2014. Il n’est pourtant pas question qu’il prenne sa retraite, a confirmé une porte-parole à The Verge. Ce serait en effet dommage de se priver d’un bon petit soldat aussi efficace pour tailler dans les effectifs.
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