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Elon Musk fonde son propre parti politique, Tesla s’écroule en bourse !

Elon Musk a décidé de franchir un nouveau cap, puisqu’après avoir bouleversé l’industrie automobile, l’aérospatiale et les réseaux sociaux, le patron de Tesla et SpaceX s’invite désormais (encore plus) dans l’arène politique américaine.

Le 5 juillet, sur sa plateforme X, Elon Musk a officialisé la création du “America Party”, un mouvement qu’il présente comme une alternative au système bipartisan qu’il juge verrouillé et inefficace.

Cette annonce, soigneusement calibrée pour coïncider avec le week-end de l’Independence Day, fait suite à un sondage express lancé par Musk lui-même sur X. Plus de 1,2 million d’utilisateurs y ont pris part, dont une majorité écrasante s’est dite favorable (65%) à l’émergence d’un nouveau parti pour “reprendre le contrôle”. L’entrepreneur promet un programme centré sur la responsabilité budgétaire, la liberté d’expression, la déréglementation et un soutien affirmé à la natalité, qu’il considère comme l’un des grands défis des décennies à venir.

Pour Elon Musk, l’objectif immédiat n’est pas de briguer la présidence (ce qu’il ne peut d’ailleurs pas faire), mais de peser directement au Congrès. Le “America Party” espère s’imposer comme une force de blocage en visant quelques sièges stratégiques au Sénat et à la Chambre des représentants. Une stratégie de “faiseur de rois” qui n’est pas sans rappeler certaines expériences passées de partis tiers aux États-Unis, rarement couronnées de succès sur le long terme.

Sans surprise, l’initiative a fait réagir

Donald Trump, dont Musk s’était rapproché avant de prendre ses distances, a jugé le projet “ridicule”, estimant qu’il affaiblirait davantage le camp conservateur. Du côté du gouvernement, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a ironisé sur les ambitions politiques de Musk, l’invitant plutôt à se concentrer sur ses entreprises déjà sous pression.

Les investisseurs, eux, n’ont pas caché leur inquiétude, car à peine l’annonce diffusée, l’action Tesla a plongé de plus de 7 % en pré-marché, effaçant près de 70 milliards de dollars de capitalisation boursière. Beaucoup craignent que cette incursion politique ne détourne encore davantage l’attention de Musk de ses activités industrielles et technologiques.

À ce stade, la démarche reste symbolique : aucune déclaration officielle n’a encore été déposée auprès de la Federal Election Commission, une étape pourtant indispensable pour exister dans le jeu électoral américain. L’accès aux bulletins de vote, État par État, s’annonce comme un parcours semé d’embûches juridiques et administratives, d’autant que le calendrier électoral laisse peu de marge pour installer une véritable machine de campagne.

Malgré ces obstacles, Elon Musk continue de jouer sa partition en solo, fidèle à une stratégie qui mêle coups d’éclat médiatiques et audace calculée. Reste à savoir si ce “America Party” saura cristalliser autre chose qu’un effet d’annonce. Dans un paysage politique déjà polarisé à l’extrême, la manœuvre pourrait bien rebattre quelques cartes, ou au contraire, se heurter au mur des réalités électorales.

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