Xiaomi ne se contente plus de fabriquer des smartphones. Depuis son entrée dans l’univers automobile, le constructeur chinois a frappé un grand coup : son SUV électrique YU7, lancé fin juin, a enregistré 240.000 commandes en moins de 24 heures… dont 200.000 dans les trois premières minutes ! Des chiffres impressionnants, mais qui se heurtent à une réalité industrielle limitant les livraisons.
Xiaomi peine à livrer son nouveau SUV
Les clients doivent désormais patienter de 9 à 15 mois selon les modèles. Une attente qui suscite bien des critiques, d’autant que le patron Lei Jun reste évasif sur les délais : « Nous allons faire de notre mieux pour augmenter la capacité de production », a-t-il simplement déclaré lors d’un livestream. Xiaomi a tout de même mis en service une deuxième usine en juin pour tenter de rattraper le rythme.
Le YU7 vise directement le Tesla Model Y, avec un positionnement agressif : autonomie annoncée de 800 km (selon le cycle CLTC), version Max avec 664 chevaux, et prix de départ à 299.900 yuans (environ 40.000 euros). De quoi séduire les conducteurs à la recherche d’un véhicule bourré de technologies et performant, à un tarif plus accessible que chez la concurrence américaine.
Malgré ce succès commercial, Xiaomi reste prudent. L’exportation des véhicules électriques en dehors de Chine ne débutera qu’en 2027, a confirmé Lei Jun. Le constructeur veut d’abord se concentrer sur le marché chinois d’ici là, où la demande reste très forte. Et il faut résoudre d’abord les problèmes logistiques.
L’autre priorité de Xiaomi, c’est la qualité. Le premier modèle de la marque, la berline SU7, a terminé en queue de peloton dans une étude sur la fiabilité des grandes voitures électriques en Chine. Pas idéal pour bâtir une image solide à l’international. Xiaomi veut éviter de reproduire les mêmes erreurs avec le YU7. « Nous avons mis la priorité sur la qualité dès le premier jour », affirme Lei Jun, conscient que chaque défaut peut vite devenir viral en ligne.
Pour réussir à l’international, Xiaomi devra aussi se confronter à d’autres obstacles : normes réglementaires, réseaux de vente, SAV… L’entreprise compte sur son écosystème connecté et son expérience dans l’électronique grand public pour faire la différence. Mais avant tout ça, l’entreprise doit livrer les centaines de milliers de voitures déjà commandées.
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