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Les voitures de BYD savent maintenant se garer toutes seules

Tous les conducteurs en rêvaient, BYD l’a fait. Le constructeur chinois propose maintenant un stationnement 100 % automatique, sans personne au volant — et ça a l’air de marcher, sans gadgets ni parking spécial. Une claque pour la concurrence.

La voiture qui se gare toute seule, sans personne à bord, n’est plus une chimère futuriste : la technologie existe, selon BYD ! Le géant chinois de la voiture électrique affirme avoir déployé une fonctionnalité de stationnement en autonomie totale (niveau 4) sur l’ensemble de sa flotte équipée du système « God’s Eye ». Contrairement aux systèmes d’assistance au stationnement de BMW, Tesla ou même Mercedes, cette technologie permet à la voiture de se garer toute seule, dans n’importe quel parking, sans structure dédiée ni cartographie préalable.

BYD sûr de son coup

BYD va jusqu’à garantir les manœuvres de sa voiture : en cas d’accident, la marque s’engage à couvrir les dommages, évitant à l’utilisateur de passer par l’assurance. Une manière de prouver sa confiance dans sa technologie, mais aussi de mettre la pression sur les concurrents occidentaux.

Le système s’appuie sur une combinaison de capteurs : 12 caméras, 5 radars à ondes millimétriques, 12 capteurs ultrasoniques, et dans ses versions plus évoluées, jusqu’à trois lidars. Résultat : une précision au centimètre près, une capacité à détecter les obstacles suspendus et à se faufiler à moins de deux centimètres d’autres véhicules.

Si Mercedes a bien obtenu une certification niveau 4 pour le stationnement en 2022, elle ne concerne qu’un seul parking à l’aéroport de Stuttgart, spécialement aménagé et uniquement accessible à certains modèles haut de gamme. L’utilisateur doit en outre réserver sa place via une application dédiée. Bref, une expérimentation plus qu’une solution de masse.

Tesla, de son côté, n’a toujours pas tenu ses promesses d’autonomie complète, répétées chaque année depuis 2016. Pire : le constructeur a abandonné les capteurs ultrasoniques et les radars pour miser uniquement sur les caméras, un choix critiqué en raison de nombreux problèmes en conditions difficiles (pluie, nuit, neige). Les utilisateurs se plaignent aussi d’un recul des performances sur les modèles récents.

BYD peut se targuer d’une adoption massive : son système équipe des modèles d’entrée de gamme, comme la Seagull (vendue à partir de 9.550 $… en Chine), jusqu’à sa supercar Yangwang U9, capable — selon la marque — de « sauter » au-dessus des obstacles détectés !

La percée de BYD s’inscrit dans un contexte plus large : les constructeurs chinois multiplient les investissements en intelligence artificielle. Wang Chuanfu, le président de BYD, affirme mobiliser 5.000 ingénieurs sur l’autonomie de niveau 4, avec un objectif : la rendre pleinement opérationnelle d’ici deux à trois ans. D’autres acteurs comme Baidu, Xiaomi ou Xpeng sont sur des trajectoires similaires.

Pendant ce temps, les grands noms de l’automobile occidentale, Tesla en tête, ne parviennent pas à concrétiser leurs ambitions. Comme l’a récemment reconnu le patron de Ford, Jim Farley, lors d’un sommet à Aspen : « Le niveau de qualité, de technologie et de coût des véhicules chinois est largement supérieur à ce que je vois en Occident. »

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Source : FastCompany

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