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3 raisons de jouer à Eriksholm The Stolen Dream, un bijou narratif

Eriksholm : The Stolen Dream mêle infiltration palpitante et scénario captivant avec une grande maestria.

Vous avez probablement coché la date de sortie de plusieurs gros titres attendus cette année dans votre calendrier. Entre Death Stranding 2, Monster Hunter Wilds, Clair Obscur : Expedition 33, Metal Gear Solid Delta : Snake Eater ou encore Borderlands 4, il y a de quoi faire en 2025.

Malheureusement, il est parfois difficile pour les plus petites productions masquées par ces mastodontes de se faire remarquer. Pourtant, Eriksholm : The Stolen Dream mérite autant d’attention que les titres cités plus haut. Voici trois raisons de jouer à ce jeu d’infiltration palpitant.

Eriksholm The Stolen Dream Cinématique
© Nordcurrent

1) Son histoire

Oui, il est peut-être étonnant de voir que le scénario et la réalisation font partie des points forts d’un jeu d’infiltration indépendant en vue isométrique. River End Games est parvenu à faire une belle prouesse en faisant d’Eriksholm : The Stolen Dream un jeu aussi intéressant pour son histoire que pour son gameplay.

Nous incarnons Hanna, une jeune fille résidant dans la ville du même nom, Eriksholm. Elle va se lancer à la recherche de son frère Herman, recherché par les autorités en raison d’un vol dont on ne connaît pas l’objet. Le scénario s’étoffe admirablement au fil de notre avancée.

Eriksholm The Stolen Dream Scène
© Nordcurrent

L’objet du larcin d’Herman est au centre de l’intrigue avant que des enjeux de plus en plus importants s’ajoutent au récit. La dramaturgie va crescendo tandis que les personnages gagnent en profondeur. On se délecte de chaque interaction entre eux et on finit même par s’attacher à la ville d’Eriksholm elle-même, inspirée de l’architecture scandinave du début du XXe siècle.

Le scénario d’Eriksholm : The Stolen Dream nous est raconté par l’intermédiaire de nombreux dialogues particulièrement bien écrits et intégralement doublés en anglais. Les amateurs de l’accent britannique seront ravis.

2) Ses cinématiques sous Unreal Engine 5

Même si une bonne partie des scènes sont vues du dessus, le jeu se paye le luxe de nous livrer de magnifiques cinématiques dignes des AAA récents. Elles viennent ponctuer les moments les plus importants de l’histoire et nous impressionnent grâce à une motion capture de haute volée.

Eriksholm Hanna Alva
© Nordcurrent

Nous aurions aimé voir encore quelques cinématiques de plus, mais le travail effectué par River End Games à ce niveau force déjà le respect. Le studio a utilisé l’Unreal Engine 5 et la technologie MetaHuman pour produire ces cinématiques captivantes.

3) Un gameplay léché à l’approche différente des jeux récents

Eriksholm : The Stolen Dream commence par nous mettre au contrôle d’Hanna. La jeune orpheline peut utiliser les éléments du décor et les zones d’ombre comme dans Splinter Cell pour se faire discrète. Elle obtient rapidement une sarbacane, de quoi neutraliser les ennemis sans les tuer. Petite subtilité, elle doit l’utiliser en étant cachée puisqu’elle met quelques secondes à faire effet.

Eriksholm The Stolen Dream Gameplay
© Nordcurrent

Rapidement, nous débloquons le personnage d’Alva, capable de lancer des cailloux pour distraire les ennemis et casser les lampes. Le troisième personnage est capable de saisir les ennemis par-derrière et les assommer. Dans la deuxième moitié du jeu, vous devrez jongler entre les différents personnages et utiliser leur capacité respective pour atteindre votre objectif.

On peut tout de même regretter qu’il n’y ait souvent qu’une seule bonne approche pour tracer sa route sans se faire repérer. Heureusement, le level-design ingénieux ainsi que la diversité et l’originalité des situations qui nous poussent sans cesse à nous creuser les méninges éclipsent ce petit écueil.

Par exemple, il faudra parfois utiliser le bruit généré par un train pour masquer vos bruits de pas sur un sol métallique (oui, le son a une importance capitale dans le jeu). Une zone nous demande aussi de pousser des invités à consommer de l’alcool pour que les majordomes nous bloquant le passage débarrassent le plancher.

Eriksholm The Stolen Dream Alva
© Nordcurrent

Il est agréable de devoir se faufiler avec peu d’outils à disposition et sans avoir à ôter la vie à qui que ce soit comme dans la plupart des jeux d’infiltration récents. Autre différence avec un Assassin’s Creed ou un Metal Gear Solid : se faire repérer équivaut à un game over, ce qui renforce grandement la tension. L’essence même du jeu d’infiltration. Finalement, l’œuvre la plus proche d’Eriksholm en termes de philosophie et d’ambiance est probablement A Plague Tale.

Eriksholm est une aventure au départ intrigante, qui finit par être palpitante grâce à ses mécaniques d’infiltration simples, mais bien huilées, son scénario prenant et ses cinématiques impressionnantes. Vous devriez passer 8 à 9 heures de plaisir en sa compagnie.

Eriksholm : The Stolen Dream est disponible sur PC, PS5 et Xbox Series au prix de 39,99 €.

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