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“Oppressif, hostile et misogyne” : Netflix visé par une plainte d’une ex-cadre

Une ancienne cadre de Netflix accuse son superviseur de l’avoir licenciée à tort. Elle aurait déposé plusieurs plaintes auprès du service des ressources humaines de l’entreprise avant d’être remerciée.

Une plainte a été déposée ce jeudi contre Netflix et l’un de ses cadres auprès de la Cour supérieure de Los Angeles. Il s’agit d’une version modifiée d’une plainte du 21 mai dernier et qui comprend de nouveaux détails sur les méconduites présumées du directeur des licences de contenus pour enfant et préadolescents Edward Horasz. Amy Takahara, ancienne directrice des acquisitions pour enfants et familles, affirme avoir été soumise à un environnement hostile et omniprésent” qui a impacté son travail et conduit à son licenciement, rapporte Deadline. Elle a travaillé sept ans pour le N rouge et dénonce “une discrimination sexuelle constante et un harcèlement sexuel qui l’ont rabaissée et humiliée, ont affecté négativement sa capacité à faire son travail et lui ont finalement coûté des opportunités de carrière et une détresse émotionnelle”. 

Dans sa plainte révisée, l’ancienne cadre Netflix étaye son propos de plusieurs exemples. Elle mentionne notamment le projet d’une série inspirée d’Amandine Malabul, Sorcière Maladroite, et qui devait cette fois-ci s’adresser plutôt aux adolescents. Edward Horasz aurait alors demandé : “Alors, ce sont des sorcières avec des nichons?” avant de suggérer de faire appel à des adolescentes “sexy” et d’inclure des scènes avec un jacuzzi afin “de les mettre en bikini”. Amy Takahara ajoute qu’au cours d’un entretien d’évaluation de sa rémunération, Horasz a déclaré qu’il ne la pensait pas capable de gérer des émissions “masculines” et qu’elle devrait plutôt superviser les émissions “relationnelles” rapporte un article de The Hollywood Reporter à partir de la plainte déposée ce jeudi 31 juillet.

Des plaintes RH qui n’ont pas abouti

Amy Takahara explique avoir contacté le service des ressources humaines à plusieurs reprises, pour évoquer sa situation. Selon elle, l’entreprise n’a pas fourni la une réponse appropriée. En 2024, elle aurait soulevé le problème auprès d’un responsable des ressources humaines qui aurait arrangé un rendez-vous entre les deux parties, où Takahara aurait notamment demandé à son supérieur s’il était disposé à donner plus de place à la parole des autres cadres lors des réunions, affirmant qu’il était déjà difficile de se faire entendre en tant que femme cadre.

Au début de l’année 2025, elle aurait de nouveau fait part de ses inquiétudes concernant cet environnement “toxique” et demandé à trouver un autre poste au sein de l’entreprise. Six jours plus tard, lors d’un entretien, Amy Takahara se serait vu dire : “Tu es dans une spirale infernale. Ce n’est clairement pas bon pour ta santé mentale, alors on devrait se séparer”. Un licenciement abusif selon la plaignante, qui affirme avoir déposé des plaintes protégées (c’est-à-dire légalement protégées contre des mesures de représailles), sans qu’aucune enquête n’ait été ouverte ou que l’entreprise ne soit intervenue.

De son côté, l’entreprise interrogée par le Los Angeles Times, avance par le biais d’un porte-parole que ces allégations sont “dénuées de fondement et nous pensons que la procédure le prouvera “. Le géant du streaming a ajouté : “Le post de Mme Takahara a été supprimé suite à la réduction des effectifs de l’équipe”. 

Ce n’est néanmoins pas la première fois que la culture d’entreprise du géant du divertissement est au cœur d’une plainte du genre. Une ancienne conseillère juridique en relations de travail a été licenciée en septembre 2024 pour “des problèmes de performance non spécifié” selon la plainte déposée auprès de la Cour supérieur du comté de Los Angeles. Nhu-Y Phan affirme avoir été licenciée à tort après avoir exprimé des inquiétudes concernant la discrimination de ses supérieurs à l’égard des collaboratrices féminines de couleur et des allégations de harcèlement sexuel, rapportait le 29 juillet le Los Angeles Times.

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Source : Deadline

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