Difficile de connaître la nature de la relation entretenue par Donald Trump, président des États-Unis et Tim Cook, directeur général d’Apple. Le chef d’entreprise s’est engagé à investir 500 milliards de dollars sur cinq ans dans le développement de l’IA et des processeurs sur le territoire américain, ce que Donald Trump a grandement apprécié.
En revanche, les nouveaux droits de douane sur les produits importés aux États-Unis ont probablement distendu les relations entre les deux parties, même si Apple n’a pas critiqué ouvertement sa politique. L’entreprise américaine montre une nouvelle fois qu’elle ne veut pas faire de Donald Trump son ennemi. Elle vient de supprimer de l’App Store les applications capables de localiser la police de l’immigration américaine.
ICEBlock, application pour localiser la police de l’immigration américaine, supprimée de l’App Store
Au mois de juillet dernier, l’administration Trump déclarait qu’elle envisageait de poursuivre CNN en justice pour son reportage sur l’application pour iPhone ICEBlock. Celle-ci alerte les utilisateurs de la présence des agents de l’ICE, le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis, dans leur région. Le gouvernement estimait que la mise en avant d’ICEBlock augmentait le risque d’agression contre les agents américains.
Cette fois, c’est Apple lui-même qui se retrouve dans le collimateur de Donald Trump. L’entreprise américaine affirme que le gouvernement l’a contactée pour lui demander de supprimer ICEBlock et les applications similaires de l’App Store.
« Sur la base des informations que nous avons reçues des forces de l’ordre concernant les risques pour la sécurité associés à ICEBlock, nous avons supprimé cette application et d’autres applications similaires de l’App Store », explique Apple dans un communiqué envoyé par e-mail. Un coup dur pour les utilisateurs d’ICEBlock, qui a longtemps figuré dans le Top 3 des applications gratuites les plus téléchargées sur l’App Store aux USA.
La procureure générale américaine Pam Bondi n’écarte pas la possibilité de poursuivre en justice Joshua Aaron, le créateur texan d’ICEBlock, assurant qu’il n’était « pas protégé » par la Constitution. « ICEBlock est conçu pour mettre en danger les agents de l’ICE qui ne font que leur travail, et la violence contre les forces de l’ordre est une ligne rouge intolérable qui ne peut être franchie », déclare-t-elle à Fox Business.
Le 24 septembre dernier, un homme de 29 ans ouvrait le feu sur un bureau de l’ICE à Dallas, tuant deux détenus.
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