Plus qu’une série, Squid Game est un phénomène à l’international. La création de Hwang Dong-hyuk a inspiré des vidéos sur YouTube, est devenue une téléréalité pour le N rouge et les costumes seront sans doute partout ce 31 octobre. Ce succès n’a pas échappé à l’entreprise Mister Wed à Toulouse, qui ambitionnait de créer une expérience inspirée des épreuves iconiques de la série. Du 26 au 28 septembre, les participants étaient invités à se défier au travers d’épreuves similaires à celles expérimentées par les personnages du petit écran. À la différence près que l’issue n’était pas fatale pour les perdants, qui étaient même assurés de tenter leur chance sur chaque atelier. “Un défi ludique, immersif… et accessible à tous” promettaient-ils.
Mais voilà, seulement quelques jours après le lancement des hostilités, l’événement a été annulé “suite à une décision administrative”. Les participants, qui ont déboursé 35 euros par partie seront remboursés dans les prochains jours. Selon les informations de La Dépêche, c’est l’absence d’accord préalable de Netflix qui a poussé la municipalité à faire annuler l’événement. En effet, sans autorisation, les organisateurs encouraient une amende de plusieurs centaines de milliers d’euros rapporte La Dépêche.
Pas un cas isolé
Depuis quelques années, les événements du genre se multiplient en France comme dans le reste du monde. En 2023, la commune de Grigny avait été contrainte de verser 10 000 euros à Warner Bros après la tenue d’un Marché du petit sorcier à l’approche d’Halloween. Sans autorisation du studio pour utiliser l’imagerie de la saga Harry Potter, la municipalité s’était retrouvée dans la tourmente. Même son de cloche au Château du Rocher Portail près de Fougères, où un événement “La nouvelle école des sorciers” était dans le viseur de Warner Bros.
Pour Aldébaran Geneste, agent de licences de marque, ce problème est récurrent. “Certains organisateurs considèrent encore qu’obtenir une licence est facultatif pour s’éviter des frais supplémentaires. Ils montent des événements inspirés de films ou de séries à succès, sans jamais consulter les ayants droit”. À noter que pour les licences et marques concernées, ce genre d’événement peut représenter un risque pour son image. On se souvient de l’événement chaotique Charlie et la chocolaterie organisé en Grande-Bretagne et qui avait viré au fiasco.
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