Après un premier Neo pensé comme un jouet premium, le DJI Neo 2 franchit une marche importante puisqu’il apporte la détection d’obstacles omnidirectionnelle, une meilleure stabilisation et des capacités créatives nettement plus ambitieuses. De quoi en faire un véritable compagnon de capture, plus qu’un simple gadget volant.
Un drone pensé pour être utilisé… sans radiocommande
Le Neo 2 s’adresse d’abord aux débutants, aux familles et aux créateurs occasionnels qui veulent des images propres sans devoir apprendre à piloter. DJI pousse le concept jusqu’au bout, puisqu’on peut faire décoller le drone depuis la paume de sa main, le contrôler avec des gestes et le faire revenir se poser exactement de la même manière.
Le petit écran placé à côté de la caméra sert simplement à indiquer le mode actif, histoire de confirmer d’un coup d’œil ce que la machine s’apprête à faire. Une approche presque robotique, où l’utilisateur se contente de pointer, montrer, lever la main, et le drone interprète.
La recette fonctionne parce que DJI a revu le suivi automatique avec l’ActiveTrack qui fait un bond en stabilité, car la machine peut désormais suivre un sujet dans huit directions, tout en encaissant des vitesses allant jusqu’à 12 m/s. Pour une séance de vélo, de running ou de skate, l’ensemble paraît pensé pour que le drone gère seul le cadrage pendant que l’utilisateur fait son activité.
Vidéo 4K, SelfieShot et nacelle 2 axes : un vrai petit outil créatif
Sur le plan technique, le Neo 2 n’a pas le hardware des drones experts, mais ce n’est pas son ambition. Le capteur 1/2″ de 12 Mpx, l’ouverture f/2.2 et la nacelle à 2 axes viennent surtout chercher la simplicité et la netteté. DJI compense le manque d’un troisième axe par un traitement d’image musclé et un ensemble de modes créatifs qui automatisent tout le reste.
Les vidéos montent jusqu’en 4K 100 i/s, avec même la possibilité de filmer en vertical en 2,7K pour TikTok ou Instagram. SelfieShot, nouveauté phare, fait évoluer le cadrage tout seul : plan taille, plan entier, plan large… on sent que DJI veut réinventer le selfie de vacances.
Les QuickShots répondent évidemment présents : Dronie, Boomerang, Spirale, Fusée, Cercle… ainsi qu’un Dolly Zoom pour jouer les Hitchcock du dimanche. MasterShots complète le tout avec un montage automatique, musique comprise, pour obtenir une vidéo finalisée sans passer par un logiciel !

Sécurité, autonomie, stockage et transfert
L’un des reproches adressés au premier Neo concernait sa sécurité. Le Neo 2 corrige largement le tir car DJI ajoute un système optique omnidirectionnel, un LiDAR à l’avant et un capteur infrarouge à la base. Résultat, le drone détecte obstacles et reliefs dans toutes les directions, et l’ensemble est protégé par une structure intégrée d’hélices qui le rend bien plus rassurant à manier.
Les débutants pourront donc voler à faible altitude, en intérieur ou autour de bâtiments, sans la crainte constante de l’accident. Un point essentiel pour un appareil qui a clairement vocation à être offert ou utilisé en famille.
DJI reste sur une autonomie de 19 minutes, ce qui paraît court sur le papier mais cohérent pour un drone aussi compact et sécurisé. La marque compense en intégrant 49 Go de stockage interne, ce qui permet d’enchaîner les séquences sans carte microSD.
Le transfert Wi-Fi jusqu’à 80 Mo/s vers l’application DJI Fly montre la volonté de simplifier la post-production pour un public qui n’a pas envie de connecter câbles et adaptateurs. Là encore, tout converge vers la prise en main immédiate.
DJI NEO 2

Prix et disponibilité
DJI décline son Neo 2 en plusieurs packs avec une disponibilité dès aujourd’hui, dont un modèle de base à 239 €, un positionnement rare pour un drone doté d’une vraie détection d’obstacles. Les packs Fly More montent jusqu’à 399 €, et l’édition Motion à 579 € inclut le contrôleur de mouvement pour une expérience FPV simplifiée.
Avec ce Neo 2, DJI ne cherche pas seulement à séduire les créateurs ou les débutants, la marque poursuit son projet plus large de banalisation du drone. L’appareil se veut simple, rassurant, créatif et… fun. Pas un outil professionnel miniaturisé, mais un compagnon qui cadre tout seul et se pilote à la main comme un gadget futuriste.
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