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Les chiffres sont tombés, la censure sur Pornhub en France ne sert (vraiment) pas à grand-chose

Cocorico, notre pays a beau être privé du plus gros site pour adultes du monde depuis près de six mois, il se classe en très bonne position dans le classement annuel.

Quand Pornhub publie son traditionnel bilan annuel, la France brille par son absence. En juin 2025, le site pour adultes a fermé ses portes en France, pour militer contre la loi SREN (Sécurisation et régulation de l’espace numérique). Le groupe Aylo refusait de se plier à un système de vérification d’âge par données biométriques, jugeant la mesure risquée pour la vie privée des internautes. Le gouvernement français, lui, maintient sa ligne directrice, en martelant que la protection des mineurs à une exposition précoce à des contenus adultes justifie cette régulation stricte.

Depuis juin 2025, le géant du porno est verrouillé en France. Malgré l’explosion du nombre de VPN en activité dans le pays, on pouvait s’attendre à ce que le site voit ses audiences chuter en France. C’est le cas, mais dans une proportion très mesurée. Comme chaque année, Pornhub a livré ses Insights, véritable mine d’or pour comprendre les tendances du X dans le monde en 2025. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la France est toujours très bien placée dans le classement.

L’interdiction française n’a (presque) rien changé

Malgré un blocage opéré au mois de juillet 2025, la France reste très largement dans le top 10 des pays les plus consommateurs du monde. De la deuxième place du classement, nous dégringolons (seulement) à la sixième place, au coude-à-coude avec l’Allemagne. Notre moyenne de temps passée sur le site, en revanche est en chute libre, avec seulement 8 minutes et 12 secondes par visite, soit 1 minute et 30 secondes de moins que l’année dernière. C’est moins, mais pas tant que ça. Si l’on s’en tient aux chiffres, la France aurait dû voir son trafic divisé par deux sur Pornhub, ce qui est très loin d’être le cas.

Du porno, mais pas que

Ce qui est intéressant, c’est que la plateforme a enregistré une explosion des catégories SFW (Safe for Work). Face à la politique de modération parfois tendue des plateformes vidéo traditionnelles, le site pour adultes est devenu le refuge de bon nombre de créateurs et de créatrices de contenu, même hors pornographie. Les recherches de podcast ont augmenté de +327%, le gaming de +283%, la musique de +62%.

Ce changement d’optique marque une transition majeure. Évidemment, le site est très majoritairement utilisé pour visionner du contenu X. Mais il s’ouvre aussi à d’autres contenus plus ou moins explicites, où la sexualité crue est un moyen plutôt qu’une fin. Qu’il s’agisse de roleplay, de fetish ou d’éducation sexuelle, l’industrie a observé un virage narratif assez inattendu.

La pop culture cartonne toujours

C’est dans cette optique de narratif amélioré que la pop culture s’impose (encore) dans les habitudes des consommateurs. Star Wars, Spiderman et Game of Thrones occupent désormais le top 3 des licences les plus recherchées, tandis que du côté des personnages, ce sont Black Widow, Wonder Woman et Harley Quinn qui s’illustrent, avec Tifa de Final Fantasy, Chun Li de Street Fighter, et l’indétrônable Lara Croft de Tomb Raider. Loin devant, c’est le tag “Français” qui continue toutefois de dominer en France, suivi par “Hentai”, “MILF”, “Latina” et “Anal”.

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