OpenAI a lancé sans fanfare ChatGPT Translate, accessible à l’adresse chatgpt.com/translate. L’interface rappelle immédiatement celle de Google Traduction : deux champs de texte, la détection automatique de la langue source, un menu pour choisir la langue cible et un bouton de copie pour récupérer le résultat. Pour l’instant, l’outil se concentre sur l’essentiel : traduire rapidement du texte brut, sans détour.
Un traducteur autonome mais encore en rodage
Sur le papier, ChatGPT Translate revendique la prise en charge de plus de 50 langues. En pratique, seules 28 peuvent actuellement être sélectionnées dans le menu déroulant, dont certaines variantes régionales, comme le portugais du Brésil et celui du Portugal. Un écart qui montre que le service est encore en phase de déploiement progressif.
Autre zone d’ombre : OpenAI ne précise pas quel modèle d’IA alimente ce traducteur. L’entreprise a pourtant dévoilé GPT-5.2 le mois dernier, sans confirmer s’il est à l’œuvre ici. Une discrétion qui colle avec ce lancement silencieux, mais on aurait aimé davantage de transparence.
Là où ChatGPT Translate tente de se démarquer, c’est après la traduction. Sous le texte généré, plusieurs suggestions apparaissent en un clic : rendre la traduction plus fluide, adopter un ton « business », simplifier pour un enfant ou reformuler pour un public académique. En sélectionnant l’une de ces options, l’utilisateur bascule automatiquement dans l’interface classique de ChatGPT, avec une requête déjà structurée pour affiner le résultat.
Cette approche « IA d’abord » met l’accent sur l’adaptation au contexte et à l’audience visée, plutôt que sur la seule fidélité littérale. Là où Google Traduction fournit une version unique, ChatGPT Translate invite à retravailler le texte en fonction de l’usage réel : mail professionnel, support pédagogique ou contenu universitaire.
Les promesses vont toutefois plus loin que la réalité actuelle de l’outil. OpenAI indique que l’outil peut traduire du texte présent dans des images, mais aucune option ne permet pour l’instant d’en téléverser sur la version web. Même constat pour la dictée vocale : absente sur ordinateur, elle fonctionne en revanche via le microphone sur navigateur mobile.
Face à ChatGPT Translate, Google conserve une longueur d’avance. Google Traduction prend en charge bien plus de langues et de formats : documents entiers, écriture manuscrite, sites web ou conversations en temps réel. De plus, Google a récemment annoncé d’importantes améliorations basées sur Gemini, notamment une meilleure gestion des expressions idiomatiques, de l’argot et des tournures locales, ainsi qu’une traduction vocale en temps réel via des écouteurs.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.