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Vous avez un travail de bureau ? Le patron de l’IA chez Microsoft prévoit votre remplacement total dans 12 à 18 mois

Le patron de l’IA chez Microsoft a lâché une bombe lors d’une interview. Le moment est probablement bien choisi pour paniquer.

Avant de peser ses mots, il faut connaître le personnage. Suleyman n’est pas un simple communicant, il est le co-fondateur de DeepMind, racheté par Google, a ensuite créé Inflection AI, avant de rejoindre Microsoft en mars 2024 comme CEO de sa division IA grand public.

Dans sa dernière interview avec le Financial Times, il ne laisse aucune place à l’imagination en ce qui concerne l’IA et le fait de remplacer les personnes qui travaillent 8h par jour sur un ordinateur : « Je pense que nous allons atteindre des performances humaines sur la plupart, si ce n’est la totalité des tâches professionnelles. Le travail de col blanc, où vous êtes assis devant un ordinateur comme avocat, comptable, chef de projet, marketing… la plupart de ces tâches seront entièrement automatisées par une IA dans les 12 à 18 prochains mois. »

Il n’est pas seul à le dire

Les prédictions apocalyptiques sur l’emploi foisonnent en ce moment du côté des grands patrons de la tech. Dario Amodei (Anthropic) avait prévenu dès mai dernier que l’IA pourrait supprimer la moitié des postes de débutant des cols blancs. Jim Farley, le PDG de Ford, a lui aussi estimé que l’IA diviserait par deux le nombre de ce genre de travailleurs aux États-Unis. Stuart Russell, l’un des chercheurs en IA les plus respectés au monde, évoque quant à lui un chômage pouvant atteindre 80 % à terme.

Est-ce qu’il faut y croire ?

Sur le terrain, les chiffres restent encore loin des prophéties. Environ 55 000 suppressions d’emplois ont été attribuées à l’IA en 2025 selon le cabinet Challenger, Gray & Christmas. Un chiffre significatif, mais qui reste marginal à l’échelle du marché du travail américain. Il y a quand même un phénomène inquiétant en parallèle où certaines entreprises utilisent l’IA comme prétexte pour licencier par pures raisons financières, une pratique surnommée “l’AI washing“.

Suleyman lui-même nuance en expliquant qu’il ne s’agit pas de remplacer les humains du jour au lendemain, mais d’adapter l’IA aux besoins spécifiques de chaque entreprise et de chaque poste. Il y a quand même de quoi s’inquiéter devant changement sociétal aussi rapide.

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