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On a eu la souris à 1 337 euros de Razer entre les mains

2025 aura décidément été une année d’anniversaires en cascade dans l’univers du gaming. Cette fois c’est au tour de la Boomslang, réédition de la fameuse souris qui nous est passée entre les mains.

Zelda, Pokémon, Diablo, Blizzard… et maintenant Razer, 2026 est vraiment l’année des anniversaires marquants. La marque célèbre ses 20 ans avec l’une des éditions collector les plus folles qu’est la Boomslang 20th Anniversary Edition.

Razer Boomslang
© Robin Sabbadini

Pour comprendre pourquoi cette souris existe, il faut remonter à 1999. À l’époque, Min-Liang Tan et ses associés voulaient juste un avantage sur leurs amis dans les jeux en réseau. La Boomslang originale est née de cette obsession étant première souris spécialement conçue pour le gaming, elle affichait un capteur à bille de 2 000 DPI quand la concurrence plafonnait à 400 ou 450 DPI. Une différence monstrueuse pour l’époque. Ce design en forme de tête de serpent, cette coque transparente qui laissait voir les entrailles de la bête, c’était quelque chose d’entièrement nouveau. La Boomslang n’a pas seulement lancé Razer, elle a posé les fondations d’un marché entier, celui des périphériques gaming, qui pèse aujourd’hui plusieurs milliards de dollars.

La même, mais en mieux… beaucoup mieux

Vingt-six ans plus tard, la silhouette est intacte. On reconnaît immédiatement la forme organique, presque animale, qui évoque un capot à la Lamborghini Aventador, tout en angles racés. Razer a conservé l’essentiel du design originel tout en le drapant de modernité, à commencer par cette coque plastique transparente qui nous ramène directement dans l’esthétique des années 90, quand les produits Tech aimaient montrer leurs circuits. Un choix qui a malheureusement disparu bien trop tôt, et qu’on est heureux de retrouver ici. D’autant que la transparence n’est pas que nostalgique, elle sert aussi à exhiber le Chroma RGB en dessous, avec neuf zones d’éclairage configurables parmi 16,8 millions de couleurs. C’est beau, vraiment.

Razer a aussi ajouté du cuir vegan sur les côtés et sur les boutons principaux, ce qui améliore nettement le grip et donne une sensation premium à la prise en main. La souris est ambidextre, les boutons latéraux tombent naturellement sous le pouce et l’annulaire, ce qui est un peu inhabituel, mais pas du tout gênant une fois en situation.

Sous le capot, on est clairement dans du haut de gamme contemporain avec capteur optique Razer Focus Pro 45K Gen-2 (45 000 DPI, précision à 99,8 %), switches optiques Gen-4 annoncés pour 100 millions de clics, et la technologie HyperPolling Wireless à 8 000 Hz pour une réactivité sans fil extrême. Plus grand-chose à voir avec les composants de la Boomslang originelle.

Razer Boomslang
© Robin Sabbadini

Un point à noter pour le fou qui voudrait l’utiliser au quotidien : il n’y a aucun port USB-C sur la souris. La recharge se fait exclusivement via induction, grâce au Mouse Dock Pro fourni dans la boîte. C’est élégant, c’est dans l’air du temps, mais ça signifie qu’il faudra penser à poser la souris sur son dock régulièrement pour ne pas se retrouver à sec en pleine partie. Le dock fait aussi office de récepteur sans fil, et il reprend le même design translucide que la souris, ce qui forme un ensemble visuellement cohérent et franchement très réussi.

Un cadre collector pour l’exposer

Razer Boomslang
© Razer 

Normalement, chaque exemplaire est livré avec un cadre collector à LED qui présente les différentes pièces internes de la souris décomposées, un peu comme un objet de musée. Sur notre unité de test, ce cadre n’était malheureusement pas présent. Mais sur les photos officielles, l’objet est bluffant et renforce clairement la dimension « vitrine » de l’ensemble.

Aussi exceptionnel que limité

Razer Boomslang
© Robin Sabbadini

La Boomslang 20th Anniversary Edition est proposée à 1 337 euros, en référence évidemment au « leet speak », une langue issue de la culture gaming des débuts d’Internet où « 1337 » signifiait « elite ». Le clin d’œil est amusant, cohérent avec l’ADN de Razer, et la production est strictement limitée à 1 337 exemplaires numérotés dans le monde. Autant dire que si vous n’avez pas suivi les précommandes en temps réel, c’est déjà trop tard puisque les unités se sont écoulées en quelques heures à peine.

À ce prix, la question se pose quand même : est-ce qu’on s’en sert vraiment pour jouer, ou est-ce qu’on l’expose sur son bureau ? C’est là qu’on ne peut pas s’empêcher de penser au Huntsman Signature Edition qu’on a eu l’occasion de tester étant un autre produit de Razer, cher lui aussi, mais qui avait l’avantage d’être un clavier qu’on pouvait logiquement continuer à utiliser au quotidien sans que ça paraisse absurde. La Boomslang, elle, oscille entre l’objet fonctionnel et la pièce de collection.

Reste que pour un fan de la première heure ou un collectionneur, l’objet est exceptionnel. La Boomslang 20th Anniversary Edition est une lettre d’amour au gaming des origines, techniquement irréprochable, visuellement magnifique, et infiniment rare.

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