Total a annoncé jeudi 12 mars un nouveau plafonnement des prix à la pompe dans l’ensemble de son réseau français, en vigueur dès aujourd’hui. Sur les pompes du réseau, l’essence est bloquée à 1,99€ le litre, le diesel à 2,09€. En apparence, c’est une bonne nouvelle pour les automobilistes. À y regarder de plus près, c’est surtout le signe que les prix ont suffisamment grimpé pour que le groupe soit contraint d’agir. La promesse faite en janvier un plafond unique à 1,99€ pour tous les carburants, diesel compris, jusqu’à la fin de l’année, ne tient déjà plus.
En début d’année, Total s’était engagé à maintenir un plafond de 1,99€ le litre pour l’ensemble des carburants sur toute l’année 2026. Un engagement pris dans un contexte de stabilité relative des marchés. Mais depuis, la situation géopolitique a de nouveau basculé. La guerre au Moyen-Orient a provoqué une nouvelle flambée des cours mondiaux.
10 centimes de plus sur le diesel
Concrètement, le plafond diesel passe donc de 1,99 à 2,09€ le litre, soit une hausse de 10 centimes par rapport à ce qui était promis. Une progression qui, à l’échelle d’un plein de 60 litres, représente 6 euros supplémentaires. Dans le même temps, l’essence conserve son plafond historique à 1,99€, maintenu sans interruption depuis 2023. La mesure entre en vigueur dès aujourd’hui, dans la totalité des 3300 stations du réseau sur le territoire métropolitain, autoroutes et zones rurales comprises.
L’annonce de Total n’est pas tombée par hasard. Le même jour, le ministre de l’Économie Roland Lescure réunissait l’ensemble des distributeurs de carburants pour leur demander de corriger les éventuelles anomalies tarifaires relevées lors de contrôles. L’entreprise n’a fait que prendre les devants quelques heures avant de se retrouver face au ministre, ce qui lui permet de se présenter comme un acteur responsable plutôt que comme un groupe à épingler.
TotalEnergies a pris soin de rappeler dans son communiqué qu’il “répercute sans délai toute fluctuation à la baisse, comme à la hausse, des cours internationaux”. Une formulation qui vaut engagement, mais aussi avertissement : si les cours redescendent, les prix à la pompe baisseront. Si les tensions au Moyen-Orient persistent ou s’aggravent, le plafond actuel pourrait lui-même se révéler insuffisant à couvrir les coûts d’approvisionnement début avril, date à laquelle le groupe s’engage à réévaluer la situation.
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