Passer au contenu

Neuralink : paralysé, il joue à World of Warcraft par la pensée

Cent jours après l’implantation d’une puce cérébrale de Neuralink, un ancien militaire britannique paralysé réussit à contrôler un ordinateur, et même à jouer à World of Warcraft, uniquement par la pensée. C’est expérimental, mais cela donne une idée assez concrète de ce que cette technologie peut accomplir.

Jon L. Noble ne partait pas avec les meilleures cartes en main. Paralysé depuis 2004 après un accident de voiture, ce vétéran de l’armée britannique a choisi de participer aux essais cliniques de Neuralink, l’entreprise fondée par Elon Musk. L’opération, réalisée en décembre, consiste à implanter une interface cerveau-machine directement dans le cortex moteur. Concrètement, des fils très fins sont placés dans le cerveau pour capter les signaux neuronaux et les transformer en commandes informatiques.

Une prise en main plus rapide que prévu

Sur le papier, ça peut sembler intimidant. Dans les faits, Noble décrit une intervention « étonnamment simple ». Une anesthésie, une petite incision, et un robot chirurgical fait le travail. Quelques jours plus tard, il est déjà en train d’envoyer ses premiers messages grâce à l’implant.

En à peine deux semaines, la puce est connectée à un MacBook. Et en quelques sessions seulement, Noble parvient à déplacer un curseur, à cliquer et à taper du texte. « Au début, c’était comme essayer de se souvenir d’un rêve, mais dès la troisième semaine, c’était devenu naturel », explique-t-il. Plus besoin de clavier ni de souris, tout passe par l’intention.

Une fois les bases maîtrisées, Jon décide de passer aux choses sérieuses ! Direction World of Warcraft, un jeu aux contrôles parfois complexes. Les débuts ne sont pas parfaits. « Le premier raid était un peu laborieux », reconnaît-il. Mais très vite, le cerveau et l’interface trouvent leur rythme. Résultat : il peut désormais jouer « sans les mains, à pleine vitesse », uniquement grâce à la pensée.

Les images qu’il a partagées sont assez parlantes : son personnage se déplace, attaque et enchaîne les actions de manière fluide. Difficile de deviner qu’il n’utilise ni souris ni clavier. Ce n’est pas la première fois que des patients testent le jeu vidéo avec ce type d’implant. Certains ont déjà essayé des titres comme Civilization ou des jeux de tir, parfois avec des dispositifs complémentaires. Mais ici, tout repose sur l’interface cérébrale seule.

Jon insiste surtout sur ce que cela lui apporte au quotidien : « Le N1 ne m’a pas seulement donné une nouvelle façon d’utiliser un ordinateur, il m’a offert une nouvelle manière de vivre ». Mais il ne faut pas s’emballer trop vite. La technologie de Neuralink est encore en phase d’essai, avec un nombre limité de participants et un cadre très strict.

L’entreprise communique peu sur les détails techniques, mais ces démonstrations donnent déjà une idée des possibilités. Pouvoir contrôler un ordinateur uniquement par la pensée, c’est déjà énorme pour des personnes lourdement handicapées.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : PCGamer

Mode