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Ne découpez jamais votre vieille carte bancaire périmée, c’est dangereux

Vous avez sans doute pris l’habitude de découper votre vieille carte bancaire une fois celle-ci arrivée à expiration. C’est une très mauvaise idée.

C’est un réflexe qui date des années 1980, et que personne n’a vraiment remis en question. Une fois votre carte bancaire arrivée à expiration, vous avez sans doute pris l’habitude de la détruire, par mesure de sécurité. Le geste est automatique aussitôt la nouvelle carte arrivée. Sauf les cartes bancaires récentes n’ont plus rien à voir avec celles des années 1990. Et ce que vous avez dans le tiroir n’est plus un simple rectangle de plastique avec une bande magnétique.

Une mini-batterie au lithium dans votre portefeuille

Depuis le lancement des premières cartes bancaires à cryptogramme dynamique, de nouveaux composants électroniques ont fait leur apparition dans notre poche. Concrètement, ce type de cartes remplace le code CVV fixe (ces trois chiffres au dos de la carte que vous renseignez pour les achats en ligne) par un nouveau code, généré aléatoirement toutes les heures. Le dispositif intègre un écran e-paper, une antenne NFC et, surtout, une micro-batterie au lithium. C’est la raison pour laquelle il se classe DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques), comme votre téléphone, votre tablette ou votre machine à café connectée.

Les banques le précisent dans leur documentation : il ne faut surtout pas plier, découper, brûler, percer la carte, ni même la jeter à la poubelle. Le problème concret d’une découpe aux ciseaux est lié à la perforation accidentelle de la batterie. Un court-circuit chimique peut se produire et libérer du fluorure d’hydrogène, particulièrement agressif pour les voies respiratoires et la peau. Vous ne risquez pas une explosion spectaculaire, mais à minima une brûlure et une sacrée frayeur.

Un taux de recyclage catastrophique

Le deuxième problème est environnemental. Une carte bancaire pèse environ six grammes et contient une petite quantité d’or, de cuivre, de palladium, de nickel et d’argent. Rien de spectaculaire à l’unité (il faudrait environ un millier de cartes pour extraire deux grammes d’or), mais à l’échelle des 77 millions de cartes en circulation en France, le potentiel est loin d’être négligeable. Pourtant, 90 % des cartes bancaires périmées finissent incinérées ou enfouies avec les ordures ménagères. Le taux de collecte pour le recyclage stagne sous les 6 %. Un chiffre d’autant plus absurde que plusieurs banques françaises proposent depuis des années des solutions de collecte simples et gratuites. La situation est d’autant plus pressante que les nouvelles cartes biométriques sont déjà sur le marché, et qu’elles tendent à se développer.

Pour se débarrasser correctement d’une carte périmée, la marche à suivre est simple : ne pas la couper, mais la rapporter entière en agence ou l’envoyer via l’enveloppe de retour fournie par la banque. Si aucune de ces options n’est disponible, elle peut être déposée dans un point de collecte spécial pour les déchets électroniques.

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