Cette fois-ci, il sera de chair et d’os. Galactus est un antagoniste qui a son importance pour les 4 Fantastiques que cette nouvelle adaptation se devait d’honorer. Déjà parce que les spectateurs aiment en apprendre plus sur le Dévoreur de Mondes, mais aussi et surtout parce que l’inviter sur le grand écran représente un défi de taille pour les équipes aux costumes, accessoires et effets visuels.
Jusqu’ici, aucun cinéaste n’était parvenu à faire éclore une version convaincante du personnage autrement qu’en animation. Devant la caméra de Tim Story, en 2007 à l’occasion de la sortie des 4 Fantastiques et le Surfeur d’argent, c’est une masse informe et brumeuse qui est présentée aux spectateurs. Un colosse impalpable qui doit engloutir la planète bleue et qui n’apparaîtra à l’écran que quelques minutes avant d’être détruit par son Héraut pris de remords.
Ce choix avait provoqué une levée de boucliers chez les adorateurs du personnage, pour qui la morphologie était cruciale. Ce scientifique victime de sa propre expérience et qui est consumé par un appétit vorace que rien ne peut combler. Si le film a quelques défauts, notamment lorsqu’il s’agit de le faire interagir avec un environnement urbain, force est de constater qu’il y a du mieux, du vraiment mieux. Ralph Ineson, qui prête sa voix et son visage à l’antagoniste, nous a expliqué tout le processus qui se cache derrière les apparitions de son personnage.
Un costume plutôt que de la motion capture
Pour donner vie à un colosse dont la taille habituelle est de 8,75m, les équipes du film Les 4 Fantastiques : Premiers pas auraient logiquement pu miser sur la motion capture. Après tout, le procédé permet de rendre des créatures imaginaires plus vraies que nature, La Planète des singes : le nouveau royaume ou Avatar : La Voie de l’eau ont prouvé les immenses progrès réalisés par ces technologies depuis Pôle Express, premier film faisant entièrement appel à la performance capture au cinéma.
Néanmoins, pour inclure l’antagoniste dans des décors bien réels, pour appuyer sur le côté palpable de ce monde autant que des héros, Matt Shakman a fait le choix de faire enfiler un costume à Ralph Ineson.
Un travail colossal
Ryan Meinerding, à la tête du développement visuel chez Marvel, a d’abord envisagé de faire de Galactus et de son armure un vaisseau spatial avant de choisir une apparence plus proche de celle des comics avec son immense casque violet. Un défi pour l’acteur qui nous a confié avoir eu quelques difficultés à jouer avec ces immenses accessoires et son costume.
“Quand vous travaillez avec des prothèses si lourdes et encombrantes, avec du maquillage et ce genre de choses, la plupart du temps, vous vous sentez comme un pilote de Formule 1. Vous avez six ou sept personnes autour de vous qui réparent quelques parties de votre costume. Ils viennent avec un ventilateur pour le mettre à l’arrière et faire entrer dans l’air frais entre deux prises pour que vous ne transpiriez pas. Si vous commencez à transpirer, la prise est foutue. Donc, toute la journée vous vous dites : “Ne transpire pas. Respire comme il faut. Fais attention à ceci, à cela”.
Il nous a confié avoir dû faire une majeure partie du travail d’élaboration du personnage en amont du tournage. “Ce sont des considérations très pratiques. C’est donc avant le tournage que vous faites le travail en tant qu’acteur. C’est ce qui vous donne une mémoire émotionnelle, une mémoire musculaire à partir de laquelle vous pouvez créer. Une fois que vous avez dépassé ce travail très pratico-pratique, vous pouvez puiser là-dedans dans ces moments de sueurs et de douleur”.
“Il n’a que faire des sentiments”
Pour se préparer, pour mieux comprendre comment Galactus voit le monde du haut de ses 8 mètres de haut, l’acteur a expliqué s’être rendu en haut de plusieurs gratte-ciel. De cette manière, il pouvait comprendre comment les questionnements humains paraissent si ridicules à hauteur de géant. L’acteur explique : “C’est un personnage qui agit par nécessité. Il veille sur l’équilibre de l’univers, mais n’a que faire des sentiments et réflexions des êtres mortels qui vivent sur les planètes qu’il dévore”.
Et ça marche plutôt bien. Le rendu est particulièrement convaincant dans les séquences intérieures, notamment dans les entrailles de son vaisseau, où la mise en scène accentue sa présence écrasante. Mais le film, comme ses prédécesseurs, peine parfois à immortaliser cette taille immense dans des décors urbains. Reste à voir maintenant si le public va adhérer à la proposition de Marvel Studios, le film peut déjà se réjouir d’avoir réussi là où les précédents films avaient échoué.
Les 4 Fantastiques : premiers pas est disponible dès ce jeudi 23 avril sur Disney+. Le film met en scène Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Joseph Quinn et Ebon Moss-Bachrach dans la peau de la première famille Marvel. C’est la pierre angulaire de la saga du multivers de Kevin Feige, le film qui pose les bases de l’arrivée de Doctor Doom au sein du MCU.
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