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Vous avez acheté une Tesla avant 2023 ? On a une mauvaise nouvelle pour vous

Encore un mensonge de la part d’Elon Musk qui va faire enrager les automobilistes ayant acheté une Tesla avant 2023. Mais on commence à avoir l’habitude non ?

Le patron de Tesla vient de lâcher une nouvelle bombe lors du dernier call aux investisseurs. Si votre voiture tourne sur le Hardware 3, elle ne sera jamais capable de conduire toute seule. Jamais, malgré la promesse du contraire d’Elon.

4 millions de conducteurs dans la même galère

Pour bien comprendre l’ampleur de la chose, il faut poser quelques chiffres. Environ 4 millions de véhicules Tesla en circulation tournent encore sur le Hardware 3, le système embarqué standard avant que le Hardware 4 ne débarque début 2023. Beaucoup de leurs propriétaires ont payé entre 8 000 et 15 000 dollars (7 500 euros en France) pour débloquer la fonctionnalité Full Self-Driving au moment de l’achat, sur la foi des promesses répétées de Musk que le hardware serait « plus que suffisant » pour supporter la conduite autonome complète. Il l’écrivait encore sur Twitter en 2022.

Lors du call aux investisseurs cette semaine, le patron de Tesla a finalement dit la vérité : « Le Hardware 3 n’a tout simplement pas la capacité d’atteindre le FSD sans supervision. Je voudrais qu’il en soit autrement, mais il ne dispose que d’un huitième de la bande passante mémoire du Hardware 4. » La bande passante mémoire, c’est justement ce qu’il a identifié comme le point de blocage absolu pour faire tourner les modèles d’IA nécessaires à la conduite autonome.

Ce n’est d’ailleurs pas totalement une surprise : dès janvier 2025, Musk avait déjà glissé que le Hardware 3 ne pourrait probablement pas atteindre la conduite sans supervision, sans jamais l’officialiser aussi clairement qu’aujourd’hui.

Nouvelle promesse qui engage que ceux qui y croient : des « micro-usines » pour rétrofiter les Tesla de pré 2023

Pour tenter d’éviter la révolte des clients, Musk a annoncé plusieurs options. D’abord, pour ceux qui ont acheté le FSD, Tesla proposerait une reprise de leur véhicule avec une remise, vers des modèles équipés du nouveau hardware appelé « AI4 ». Mais pour ceux qui veulent garder leur voiture, il sera possible de la faire upgrader, à condition de remplacer à la fois l’ordinateur de bord et les caméras.

Pour gérer le volume colossal de mises à niveau à effectuer, Tesla prévoit de construire des « micro-factory » ou petites usines concentrées dans les grandes zones urbaines, avec plusieurs lignes de production dédiées à ce retrofit. Passer par les centres de service classiques serait selon Musk « extrêmement lent et inefficace ». L’upgrade « AI4 » en question ferait passer la RAM disponible de 32 Go à 64 Go, mais sa production ne commencerait que l’année prochaine, le temps que Samsung finalise les modifications nécessaires.

Le timing de cette annonce est, disons, particulier. Le résultat net de Tesla est en baisse depuis plusieurs années, soutenu en partie par des bénéfices ponctuels discutables.

Construire un réseau de mini-usines urbaines pour rétrofiter des millions de voitures qu’on aurait dû mieux concevoir dès le départ, tout ça dans un contexte financier fragile, c’est un pari risqué. Les analystes s’interrogent déjà sur la capacité de Tesla à rester rentable tout en encaissant les coûts de cette opération.

Et le vrai FSD, il arrive quand ?

Musk a aussi précisé que le FSD réellement sans supervision commencerait à se déployer progressivement au quatrième trimestre 2026 au plus tôt, selon les zones géographiques et les exigences de validation de sécurité. Il a lui-même admis que les revenus liés aux robotaxis « ne seront pas super matériels cette année », mais pourraient l’être « de manière significative l’année prochaine ». On a entendu des promesses similaires tellement de fois qu’il vaut mieux attendre de voir avant de s’emballer. L’arrivée du FSD est prévue très prochainement pour l’Europe, même si la France reste plutôt prudente à ce sujet.

En attendant, Tesla fait déjà face à un recours collectif en Australie qui allègue que la société a vendu une fonctionnalité FSD en sachant que le hardware embarqué était incapable de la supporter pleinement. Avec les aveux de cette semaine, ce dossier risque de prendre un tour encore plus intéressant.

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