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Après Artemis II, la NASA programme trois autres missions lunaires avant la fin d’année

La NASA n’en a pas fini avec la Lune et le retour de l’Homme sur notre satellite. Quelques mois après Artemis II, d’autres missions prendront la même direction.

Aller sur la Lune est l’objectif principal de la NASA et l’agence spatiale américaine compte bien y arriver. Pour préparer au mieux le retour de l’Homme sur notre satellite, plusieurs missions préalables sont nécessaires. Elle vient de les présenter en détail ce mardi 26 mai.

L’objectif affiché par Jared Isaacman, l’administrateur en chef de l’agence, est clair : installer une présence humaine sur la surface lunaire de façon durable. La NASA ne veut pas réaliser des « sauts de puces » comme avec les missions Apollo. Elle compte utiliser la Lune comme une base de travail avec des habitations et des astronautes sur place.

Un calendrier moins ambitieux

Initialement la mission Artemis III devait être l’apothéose de ce programme de retour lunaire. Mais en début d’année Jared Isaacman a été contraint de revoir ses plans à la baisse. La NASA mise désormais sur une « simple » démonstration en orbite haute terrestre pour Artemis III. L’objectif sera de tester le bon fonctionnement de tous les appareils, à commencer par le HLS (Human Landing System).

Le grand retour n’aura donc lieu qu’avec Artemis IV, toujours programmée pour la fin d’année 2028, une exigence venue tout droit de la Maison-Blanche qui veut assister au retour de l’homme sur la Lune pendant le mandat de Donald Trump.

3 missions pour finir 2026

Pour tenir ce calendrier infernal, la NASA ne doit pas perdre de temps. Elle lancera ainsi trois missions robotisées en 2026 : Moon Base 1, 2 et 3. Ces missions, très différentes les unes des autres, permettront de préparer l’arrivée des astronautes à la surface de la Lune.

Avec Moon Base 1, c’est l’alunisseur Blue Moon Mark 1 de la société Blue Origin qui prendra la direction de notre satellite. Un test grandeur nature pour l’appareil qui devra se poser en toute délicatesse sur la poussiéreuse surface lunaire.

La mission suivante permettra à l’atterrisseur Griffin de rejoindre la Lune. Développé par l’entreprise Astrobotic, il transportera essentiellement du matériel scientifique ainsi qu’un rover, construit par Astrolab (Flip).

Enfin, en toute fin d’année, la mission Moon Base III permettra à la fusée Nova-C d’Intuitives Machines de s’envoler vers la Lune. Cette mission embarque des charges utiles européennes. Elle doit permettre de mieux étudier les tourbillons lunaires, des tâches claires à la surface de notre satellite dont l’origine demeure inconnue.

Pas de SpaceX

Vous l’aurez compris en parcourant le détail de ces missions, SpaceX ne fera pas partie de l’aventure en 2026. L’entreprise d’Elon Musk, embourbée dans le développement du Starship, qui vient de boucler son 12e vol d’essai, n’occupe plus vraiment les premiers plans quand il est question de mission lunaire.

Si Elon Musk assure, sans vraiment convaincre, préférer se concentrer sur Mars que sur la Lune, les récents déboires de l’entreprise ne peuvent laisser indifférent.

L’absence de mission de premier plan est d’autant plus dommageable que SpaceX prépare son introduction en bourse, qui devrait être effective dans quelques semaines. À défaut d’un intérêt scientifique toujours discutable, une mission vers la Lune aurait permis de remettre un coup de projecteur sur la société d’Elon Musk.

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