Le moteur de recherche “Searcher” assure qu’il ne fait aucun piratage. Cependant, ses utilisateurs peuvent s’en servir pour trouver des informations très sensibles, sur des personnes, comme le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, l’adresse postale, le numéro de passeport, le numéro de Sécurité sociale, l’IBAN ou encore la plaque d’immatriculation d’un véhicule, selon une enquête de Franceinfo.
Afin d’obtenir ces informations confidentielles, le site fait des recherches sur des données déjà publiques, mais difficiles à trouver pour une personne lambda, dont les informations qui sont publiées sur le dark web après un piratage. Et, selon Franceinfo, ce site permettrait de révéler des millions de données de Français, en s’appuyant sur 127 sources différentes.
L’enquête indique aussi que ce site était gratuit, pendant une courte période. Mais, aujourd’hui, il serait redevenu payant. Et il y aurait également une procédure en place pour que les internautes demandent le retrait de leurs données des résultats de ce site.
Le gouvernement saisit la justice
Cité par Franceinfo, l’un des créateurs de Searcher affirme que le site ne fait rien d’illégal. “[…] s’il faut qu’il y ait des poursuites juridiques, je serai prêt à tenir mon point de vue devant la justice. Par ailleurs, quand quelqu’un veut supprimer ses données, on accepte, on a créé tout un onglet pour ça”, a également indiqué celui-ci.
De son côté, le gouvernement a déjà saisi la justice, par le biais de la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique. La CNIL a aussi donné un avis sur le sujet et ne partage pas celui du créateur de Searcher. D’après la commission, “en l’état actuel du droit, ces services n’apparaissent pas conformes à la législation”, puisque le site fonctionne “en compilant les données issues de violations de données”.
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