Dbrand aime bien titiller les grandes marques, parfois avec une subtilité toute relative. Cette fois, le spécialiste des accessoires a surtout découvert qu’il y avait une petite différence entre faire un clin d’œil à Portal et vendre un produit directement inspiré d’un des objets les plus connus de la série.
L’arrêt du Cube
L’entreprise a annoncé ce lundi 29 juin qu’elle allait rembourser tous les clients ayant acheté son Steam Machine Companion Cube, un boîtier décoratif destiné à accueillir la future Steam Machine de Valve. L’accessoire reprenait très clairement l’apparence du célèbre Companion Cube de Portal. C’était joli, c’était malin, c’était visiblement très demandé. C’était aussi fabriqué « sans licence de Valve », reconnaît Dbrand dans un communiqué au ton beaucoup moins fanfaron que d’habitude.
L’histoire avait commencé au mois de novembre, le jour de l’annonce de la Steam Machine. Dbrand avait alors publié un rendu conceptuel et ouvert une page d’inscription pour voir si le public mordrait à l’hameçon. Réponse : oui, et assez franchement. Plus de 15.000 personnes s’étaient inscrites dès le premier jour pour être prévenues de la suite.
Dbrand explique avoir travaillé sept mois sur ce Companion Cube. Plus de mille heures auraient été consacrées au projet par son équipe de design industriel, avec 44 moules d’injection conçus pour les différents sous-composants de l’accessoire. Le produit aurait même été redessiné plusieurs fois pour que la Steam Machine soit parfaitement installée à l’intérieur.
Mais l’enthousiasme ne remplace pas une licence. « Être fiers de ce que nous avions fabriqué ne nous donnait pas le droit de le fabriquer », admet l’entreprise. Une phrase qui aurait probablement mérité d’être affichée quelque part dans la salle de réunion, avant le lancement des précommandes.
Valve a contacté Dbrand pour lui rappeler que le Companion Cube relève de sa propriété intellectuelle et que l’accessoiriste n’avait aucune autorisation pour l’exploiter. Dbrand précise que l’échange avec les avocats de Valve a été « direct, juste et respectueux ». Autrement dit : pas de grand spectacle, pas de communiqué vengeur, pas de drama. Pas de licence non plus.
L’entreprise dit avoir immédiatement retiré le produit et la vidéo, avant de tenter une dernière manœuvre : demander à Valve s’il était possible de transformer le projet en version officielle, sous licence, avec son accord et à ses conditions. Réponse : non. Dbrand reconnaît que ce refus était « juste », compte tenu de son approche consistant à « construire d’abord et demander la permission ensuite ». Tous les clients seront donc remboursés.
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